Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Asie, l'Extrême Orient et l'Océanie

La 23e Conférence de la Commission régionale de l'Office International des Épizooties (OIE) pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie s'est tenue à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) du 25 au 28 novembre 2003.

La Conférence à laquelle ont été conviés tous les chefs des Services vétérinaires de la région ainsi que de nombreuses organisations internationales et régionales a rédigé un rapport complet sur la situation zoosanitaire de l'Asie, de l'Extrême-Orient et de l'Océanie, où certaines maladies représentent un sujet de profonde préoccupation puisqu'elles peuvent entraver les échanges régionaux et internationaux et menacer la santé publique.

Lors de la Conférence, plusieurs points ont fait l'objet d'une attention particulières:

1. Méthodes d'élimination des carcasses (y compris les procédés de traitement) en cas d'apparition de foyers de maladies animales
L'abattage sanitaire, qui est traditionnellement la méthode la plus utilisée et la plus performante d'éradication des maladies, nécessite l'intégration d'une technologie appliquée à l'élimination des carcasses animales. Toutefois, la société tend de plus en plus à récuser le gaspillage de précieux produits d'origine animale et les conséquences néfastes pour l'environnement et le bien-être animal. Cela donne lieu à des pressions en faveur de solutions de rechange aux abattages massifs et à l'élimination à grande échelle des carcasses et, au bout du compte, de l'adoption d'une autre approche philosophique de la prophylaxie des maladies animales, de l'élimination des animaux et de leurs carcasses.

2. Évolutions récentes concernant les maladies des animaux aquatiques
Dans la région, les services professionnels de santé ne sont pas aussi bien assurés pour les animaux aquatiques que pour les animaux d'élevage. Il semble que l'essor rapide de l'aquaculture observé dans de nombreux pays ne se soit pas accompagné d'un développement parallèle des infrastructures de santé pour les animaux aquatiques. La rareté des contacts entre autorités de tutelle de la pêche et administrations vétérinaires - notamment dans les Pays Membres de l'OIE où la responsabilité de la santé des animaux aquatiques incombe aux autorités de tutelle de la pêche - est un sujet de préoccupation puisque cela peut, entre autres, aboutir à des déclarations inexactes de maladies. Sachant que les autorités vétérinaires ont généralement une bonne expérience de la gestion des épizooties touchant les animaux terrestres qui requièrent une intervention d'urgence et que les autorités de tutelle de la pêche connaissent bien le milieu aquatique, une coopération plus étroite entre les deux instances semble être éminement favorable à des secteurs dont la survie peut être menacée par une maladie importante des animaux aquatiques nécessitant une intervention d'urgence.

3. Rage
L'asie regroupe plus de la moitié du nombre estimé, à l'échelle mondiale, de décès humains dus à la rage, la plupart survenant à la suite d'une morsure de chien. Des rapports récents font état de la propagation de la rage à des zones, notamment des îles, historiquement indemnes de la maladie. Il convient, dans la région, de reconnaître l'importance de la rage, en particulier de la rage canine, en tant que risque permanent pour la santé humaine là où la maladie existe et en tant que menace pour tous les pays indemnes. Les participants à la Conférence ont reconnu la nécessité d'une collaboration entre le secteur médical et vétérinaire pour intégrer les stratégies axées sur une prévention et un contrôle efficaces de l'infection rabique, humaine ou animale, et ont recommandé que les Pays Membres de l'OIE mobilisent des ressources internes et externes pour renforcer les mesures de surveillance et de prophylaxie.

Les recommandations émises lors de la Conférence permettront à tous les autres Pays Membres de l'OIE de connaître les points de vue des pays de la région et renforceront la coopération entre les pays d'Asie et de la zone Pacifique, ce qui conduira à l'application de mesures concrètes visant à lutter plus efficacement contre les maladies animales, à protéger la santé publique et à faciliter l'accès d'animaux et de produits d'origine animale aux marchés régionaux et internationaux.

Voir également :The Secretariat of the Pacific Community (SPC)
lyris.spc.int/read/attachment/27933/1/htmlversion.html

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