Organisation Mondiale de la Santé Animale

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La recherche est essentielle pour se préparer aux pandémies

Paris, le 29 mars 2012 – L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a invité des experts des grippes animales de renommée mondiale à fournir leurs points de vue concernant le moratoire sur les études de transmission du virus H5N1, comme recommandé lors de la Consultation technique sur les questions liées aux recherches en la matière, qui s’est tenue à Genève au début de cette année. Ce moratoire a fait suite à des propositions de publication d’études sur la transmissibilité des virus A/H5N1.

Les spécialistes de la santé animale travaillent actuellement à la recherche des facteurs qui pourraient accroître les risques pour l’homme comme pour les animaux liés aux agents pathogènes. Les études sur la transmission de la grippe chez l’animal peuvent contribuer à préparer en temps utile les vaccins qui protégeront efficacement l’homme et les animaux contre les nouvelles souches virales. 

En discutant des événements qui ont conduit au moratoire et des répercussions possibles des décisions sur les études sur la transmission virale, les experts consultés par l’OIE ont également souligné l'importance d'une collaboration étroite entre la communauté vétérinaire et les spécialistes de la santé publique sur ces questions. Il est en effet essentiel de promouvoir des recherches permettant d’identifier les lacunes qui subsistent dans les connaissances relatives à la préparation aux pandémies. Cela est notamment le cas pour l’efficacité de la surveillance des populations animales visant à rechercher toute émergence d’un virus grippal potentiellement préoccupant. Les virus de la grippe isolés chez des animaux sur le terrain ou en laboratoire doivent en toutes circonstances être soumis pour analyse aux centres de référence de l'OIE.

Afin d'atteindre leurs objectifs, les scientifiques ont souvent besoin de conserver et de manipuler des agents infectieux. « L'un des objectifs de la recherche scientifique est de trouver des moyens efficaces pour prévenir, contrôler et éradiquer les agents pathogènes qui s’avèrent dangereux à la fois pour les animaux et pour l'homme, afin de nous permettre d’évoluer dans un monde plus sûr » a déclaré le Directeur général de l'OIE, le Docteur Bernard Vallat, en commentant la discussion des experts de l'OIE.

Il est indispensable d’assurer une gestion efficace des biorisques ainsi que la conformité aux normes et réglementations nationales et internationales, à l’intérieur comme à l’extérieur des laboratoires, tout en évitant des actions disproportionnées par rapport aux risques réels.

« L’OIE considère qu'il est capital que le matériel biologique et les informations puissent être partagés entre les scientifiques et avec la communauté internationale sans se heurter à des barrières injustifiées, tout en respectant toutes les mesures de biosécurité et en reconnaissant les efforts de tous les contributeurs » a ajouté le Docteur Vallat.

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