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La Réunion des Hauts Fonctionnaires sur l'Influenza Aviaire et la Préparation à une Pandémie Humaine conclut ses travaux à Vienne

7 juin 2006, Vienne - La Réunion des Hauts Fonctionnaires sur l'Influenza Aviaire et la Préparation à une Pandémie Humaine s'est terminée aujourd'hui à Vienne après deux jours de travaux.

Co-organisée par la Commission Européenne, les Etats-Unis, la République Populaire de Chine et la Présidence autrichienne de l'Union Européenne, le principal objectif de la réunion était de confirmer les montants des ressources engagées lors de la conférence de Beijing au début de cette année.

L'OIE en partenariat avec la FAO et l'OMS a présenté une mise à jour des besoins financiers encore nécessaires au contrôle de la maladie dans le monde. De fait, au cours des derniers mois le virus a atteint l'Europe et l'Afrique qui n'étaient pas infectés au moment de la conférence de Beijing. Par conséquent, ces continents étaient pris en compte pour des politiques de la prévention de la maladie et non pour celles destinées à son contrôle.

A Vienne, l'OIE avec la FAO et l'UA-IBAR (Bureau Inter-Africain des Ressources Animales pour l'Union Africaine) a particulièrement souligné la nécessité pour la communauté internationale d'agir rapidement pour contrôler l'évolution de la situation animale en Afrique. Constituée par la Banque Mondiale et d'autres donateurs importants, par l'OIE/FAO/AU-IBAR et par toutes les institutions africaines impliquées dans le contrôle des maladies animales, la plateforme ALive a été identifiée par tous les participants comme étant un mécanisme de coordination optimale dans la prévention et le contrôle de l'influenza aviaire en Afrique.

Par ailleurs, l'UA et l'OIE ont plaidé pour que une nouvelle conférence des donateurs se tienne en Afrique à l'automne prochain. Les experts d'ALive ont chiffré à environ 700 millions de US$ les besoins encore nécessaires notamment pour le contrôle de la situation en Afrique à court et moyen terme.

La propagation actuelle du virus animal en Asie du Sud-Est et particulièrement en Indonésie, a également été un sujet d'inquiétude pour les participants. La délégation indonésienne a mentionné que malgré tous les efforts faits en matière de contrôle et gestion de la maladie, beaucoup restait à faire et a sollicité davantage d'aide internationale. En fait, la décentralisation des Services Vétérinaires reste un des obstacles majeurs à surmonter pour faire face à la situation dans ce pays.

La conférence a également convenu que si un engagement politique croissant était encore nécessaire, un réel progrès avait été réalisé à la fois dans le contrôle de la maladie animale dans plusieurs pays, notamment ceux qui ont choisi de suivre les recommandations des organisations intergouvernementales telles que l'OIE et la FAO, et aussi dans l'élaboration de plans nationaux de préparation à la pandémie humaine.

Commentant la conférence, le Dr. Bernard Vallat a déclaré que les ressources engagées à Beijing devaient être transférées au plus vite. « Les besoins financiers évalués et présentés par l'OIE à Beijing pour contrôler l'influenza aviaire à sa source animale dans le monde entier sont toujours les mêmes, sauf pour l'Afrique » a-t-il dit. « A ce jour, l'OIE n'a reçu que 32% des sommes totales. D'autres organisations intergouvernementales se trouvent dans une situation similaire. L'engagement politique mondial est crucial si nous voulons réellement atteindre nos objectifs. »

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