Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’application de mesures strictes de biosécurité et la conduite d’élevage sont les clés d’une prévention efficace de la diarrhée épidémique porcine

L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a publié une fiche technique sur l’infection par le virus de la diarrhée épidémique porcine. Ce document présente les observations épidémiologiques, les méthodes de prévention et de contrôle ainsi que les résultats des recherches effectuées à ce jour sur la maladie.



Paris, 9 octobre 2014 -
Suite aux recommandations de l’Assemblée mondiale des Délégués, formulées au cours de la 82ème Session Générale qui s’est tenue en mai de cette année, l'OIE a mis en place un Groupe ad hoc composé d'experts de renommée internationale afin de suivre l’évolution de la diarrhée épidémique porcine dans le monde. Les conclusions du Groupe ont ensuite été approuvées par la Commission scientifique de l'OIE pour les maladies animales lors de sa réunion en septembre dernier. Le Groupe ad hoc a échangé des points de vue relatifs à la présence actuelle de ce virus dans le monde, aux données scientifiques les plus récentes et aux priorités de recherche possibles. Les conclusions de ces travaux ont été synthétisées dans une fiche d’information technique préparée à l'intention de la communauté internationale.

La diarrhée épidémique porcine est une maladie contagieuse des porcs due à un coronavirus, qui entraîne des manifestations cliniques similaires à celles d'autres formes de gastroentérite touchant l’espèce porcine. Dans les pays endémiques, l'impact reste faible. La maladie peut cependant donner lieu à une morbidité et une mortalité élevées dans les populations nouvellement exposées au virus et se traduit alors par des pertes économiques potentiellement significatives. Le nombre d’événements décrits dans les pays nouvellement infectés s’est accru depuis 2011, avec une augmentation du nombre de foyers, notamment en 2013 et en 2014, dans plusieurs pays : États-Unis d’Amérique, Canada, Japon, Mexique et Taipei chinois.

Les experts ont constaté que le virus pouvait se transmettre directement par ingestion de matières fécales contaminées ou indirectement par des véhicules, des personnes, des matériels, voire des aliments souillés par des matières fécales. Les dérivés sanguins d’origine porcine tels que le plasma déshydraté incorporé dans les rations alimentaires des porcs ont été suspectés lors des études conduites dans certains pays. Le Groupe ad hoc, approuvé par la Commission scientifique, estime cependant que les aliments pour animaux ne constituent pas une source probable de contamination, sous réserve du respect des bonnes pratiques de fabrication et de l’application des protocoles établis pour la préparation du plasma déshydraté.

Quoi qu’il en soit, la solution la plus efficace pour prévenir l'introduction et la propagation du virus est l’application rigoureuse des règles de biosécurité.

La diarrhée épidémique porcine n’est pas une zoonose et ne représente aucun risque pour la santé humaine ou la sécurité sanitaire des aliments.
S’agissant d’une maladie émergente associée à une morbidité et une mortalité significatives, les Pays Membres de l’OIE ont toutefois l’obligation de déclarer à l'OIE les cas recensés.

Dans le dessein de soutenir des actions scientifiquement fondées pour maîtriser et prévenir la maladie, l'OIE continuera d’informer et de conseiller régulièrement ses 180 Pays Membres et communiquera également sur ce sujet auprès du grand public.

Consulter la fiche technique de l'OIE sur l'infection par le virus de la diarrhée épidémique porcine.


Le rapport de la Commission scientifique pour les maladies animales sera publié sur le site Internet de l'OIE dans les semaines à venir, dans la rubrique « Normes internationales ». Il inclura en annexe le rapport de la réunion du Groupe ad hoc sur le virus de la diarrhée épidémique porcine.

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