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L’UE s’unit à l’OIE et à la FAO dans la lutte pour l’éradication de la peste des petits ruminants

Le Commissaire européen Mimica annonce que l’UE organisera une conférence d’appel à contributions en 2018

Paris, le 11 octobre 2017 – L’Union européenne rejoint l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ainsi que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans leur campagne mondiale pour éradiquer la peste des petits ruminants (PPR), une maladie animale virale hautement contagieuse aux effets dévastateurs, qui génère des pertes économiques colossales dans des régions hébergeant des millions de personnes, parmi les plus pauvres au monde.

Le Commissaire européen pour la coopération internationale et le développement, Mr Neven Mimica, a donné son accord aujourd’hui pour accueillir à Bruxelles, durant le premier semestre 2018, une conférence de donateurs pour la PPR, qui servira de forum afin de motiver l’investissement des pays et pour confirmer leur engagement politique à l’égard de cette initiative. Cela permettre, en outre, à la communauté des donateurs, de s’engager à soutenir le Programme mondial OIE/FAO d'éradication de la PPR.

Mr Mimica a annoncé cette nouvelle ce jour au cours d’une réunion avec le Directeur général de la FAO, Mr José Graziano da Silva et de la Directrice générale de l’OIE, Dre Monique Eloit.

« Je souhaite féliciter l'Organisation mondiale de la santé animale ainsi que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture pour leur rôle majeur dans le travail effectué pour le contrôle et de l'éradication définitive de cette maladie animale. » a déclaré Mr Neven Mimica durant cette réunion au siège de la FAO. « Nous avons été des partenaires soudés lors de l’élimination mondiale de la peste bovine en 2011. En travaillant ensemble, nous nous sommes engagés à aider les populations vivant du pastoralisme, en particulier dans les pays fragiles, dans lesquels les populations dépendent souvent des petits ruminants pour leur subsistance. » a-t-il ajouté.

Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva a poursuivi: «  La PPR a des conséquences négatives sur les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'emploi, y compris chez les femmes et les jeunes. Cela enracine et amplifie la pauvreté et les problèmes de malnutrition. Dans des pays et régions vulnérables peuplés majoritairement par des petits exploitants, la perte des troupeaux peut entraîner une instabilité socio-économique, contribuer à l'effondrement de la société civile, provoquer des conflits et peut même, dans les situations les plus graves, alimenter le terrorisme ».

La Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE a ajouté : « Soutenir les services de santé animale est capital pour que cette stratégie d'élimination de la PPR soit gagnante, et ce soutien représentera un investissement durable en créant des opportunités de contrôle applicables à d'autres maladies prioritaires. Nous nous réjouissons que l'UE s'engage à nous soutenir dans cet effort ambitieux mais nécessaire. Mettre en œuvre ensemble ce programme qui est techniquement accessible aura des retombées positives pour les générations à venir, non seulement pour la santé animale, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté, mais aussi pour la résilience des populations les plus défavorisées ».

Depuis sa première identification en Côte d’Ivoire en 1942, la PPR s’est répandue dans plus de 70 pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie : en septembre 2016, la Mongolie a reporté son tout premier cas de PPR. Plus de 80 % de la population mondiale d’ovins et de caprins se trouvent dans ces régions, dans lesquelles de nombreuses familles comptent sur des produits tels que le lait de chèvre, le mouton et la laine pour leur alimentation et leur subsistance. La FAO estime que quelques 300 millions d’exploitations familiales dans le monde dépendent de l'élevage des petits ruminants pour leur alimentation et leurs revenus.
La Commission européenne, la FAO et l'OIE ont aujourd’hui accepté d'être en première ligne pour atteindre ce stade, travaillant avec d'autres partenaires et acteurs afin de soutenir les initiatives nationales et régionales et débarrasser le monde de la PPR.

En octobre 2016, la FAO et l'OIE ont lancé un programme mondial d’un budget de 996 millions de dollars US pour la première phase d’une série d’efforts de quinze ans pour éradiquer la PPR d’ici 2030.

Au total, on estime que la peste des petits ruminants est à l'origine de pertes économiques mondiales de l'ordre de 1,4 à 2,1 milliards de dollars US par an. Bien que cette maladie soit très souvent mortelle chez les petits ruminants, tuant jusqu’à 90 % des animaux infectés, elle peut être facilement prévenue grâce à des vaccins efficaces et peu chers, qui peuvent être administrés à coût bas et protéger les animaux pour leur vie entière.

Le virus possède une phase infectieuse de courte durée et ne survit pas en dehors de son hôte : cela en fait un candidat idéal pour un effort concerté d’éradication.

L’éradication de la PPR contribuera à assurer la sécurité alimentaire, à lutter contre la pauvreté et à renforcer la résilience des personnes les plus pauvres. Cela jouera un rôle central dans l’atteinte des objectifs de développement durable.

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