Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’OIE et le CIC ont mis en place une réunion commune internationale sur la détection précoce et la prévention de la peste porcine africaine et des autres problèmes de santé animale situés à l’interface animaux sauvages-animaux domestiques-homme

Paris, 1er juillet 2014 - Le 30 juin et le 1er juillet derniers, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le Docteur Bernard Vallat, et le Président du Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), Monsieur Bernard Lozé, ont participé à Paris à la réunion commune internationale sur la détection précoce et la prévention de la peste porcine africaine et des autres problèmes de santé animale situés à l’interface animaux sauvages-animaux domestiques-homme.

Soixante pour cent des agents pathogènes qui touchent l’homme sont d’origine animale, et c’est également le cas des trois quarts des maladies infectieuses émergentes qui apparaissent pour la première fois. En moyenne, une nouvelle maladie est enregistrée chaque année, la plupart du temps chez des animaux sauvages, et l’homme n’en est pas à l’abri.

À cet égard, les professionnels en charge des zones aquatiques et terrestres protégées, les chasseurs et les pêcheurs sont des sentinelles importantes de la faune terrestre et aquatique sauvage. Cependant, cette fonction essentielle à la santé, à l’environnement et à la biodiversité reste encore mal organisée et peu formalisée dans le monde. La détection des maladies émergentes et ré-émergentes chez les animaux sauvages reste problématique.

L’application d’une surveillance efficace requiert une sensibilisation collective au rôle de ces animaux ainsi qu’une organisation bien structurée, et notamment une articulation officielle entre les autorités de santé publique, les Services vétérinaires et les instances chargées de l’environnement. Des programmes de formation plus ambitieux sont aussi nécessaires. Ces conditions s’appliquent tout particulièrement aux maladies animales comme la peste porcine africaine.

Le Docteur Vallat, Directeur général de l’OIE, a déclaré : « L’OIE et le CIC collaborent au développement et à la promotion de ces concepts afin de mieux mobiliser les acteurs concernés et de renforcer les alliances entre les autorités, les organisations de chasse et de pêche et les professionnels chargés des zones aquatiques et terrestres protégées ».

Coopération entre l’OIE et le CIC

En 2011, l’OIE et le CIC ont signé un accord de coopération pour renforcer leur collaboration en vue d’améliorer la capacité des pays à détecter précocement, déclarer officiellement et prendre en charge les maladies animales, plus particulièrement chez les animaux sauvages, et notamment quand elles sont transmissibles à l’homme (zoonoses), en contribuant par là même à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à la santé animale et humaine.

Les deux organisations coopèrent également en améliorant la communication entre pays ainsi qu’entre les Services vétérinaires nationaux et les associations nationales de chasse et de pêche, dans le cadre de la promotion des réseaux d’experts en épidémiologie, du contrôle des maladies de la faune sauvage, de la signature d’accords de coopération avec les Services vétérinaires, de l’élaboration de lignes directrices opérationnelles et du renforcement des capacités. L’ensemble de ces activités reçoit le soutien des réseaux mondiaux constitués par les bureaux régionaux, les Laboratoires de référence et les Centres collaborateurs de l’OIE pour le contrôle des maladies des animaux sauvages.

 

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