Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’OIE et le CIC renforcent leur collaboration sur la santé animale à l’interface faune sauvage-animaux de production-homme

Le 3 décembre dernier, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le Dr Bernard Vallat et le Président du Conseil international de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC), M. Bernard Lozé, ont signé un accord engageant leurs institutions respectives, afin de réaffirmer et renforcer leurs actions et objectifs conjoints dans le cadre d’une coopération accrue sur des enjeux de santé animale, notamment à l’interface entre animal-homme-environnement.


De droite à gauche : le Dr Brian Evans, Directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE), la Dre  Monique Eloit, Directrice générale adjointe de l’OIE, le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE et M. Bernard Lozé, Président du Conseil international de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC). © OIE

Paris, 28 décembre 2015 – C’est, en moyenne, cinq nouvelles maladies infectieuses humaines qui font leur apparition chaque année. Trois d’entre elles sont d’origine animale – de la faune sauvage, dans la plupart des cas. En outre, la peste porcine africaine, la brucellose ou la tuberculose ne représentent que quelques exemples de maladies bien connues qui touchent les animaux sauvages et sont susceptibles de s’étendre aux animaux domestiques ainsi qu’aux humains, 60% de ces maladies étant zoonotiques. Dans cette perspective, les professionnels des zones terrestres et aquatiques protégées, les chasseurs et les pêcheurs jouent un rôle de sentinelles important pour la protection de la santé animale et humaine.

Cependant, cette fonction essentielle à la protection de la santé, de l’environnement et de la biodiversité doit être à la fois renforcée et bien organisée aux niveaux mondial, national et local. Dans ce contexte, l’accord signé début décembre entre le CIC et l’OIE entend prendre en compte le travail d’ores et déjà accompli et encourager la mise en œuvre de nouvelles actions.

La coopération entre les deux organisations a débuté en mai 2011, dans le but d’améliorer les compétences des pays en termes de détection précoce, de notification officielle et de réponse aux maladies animales, y compris celles transmissibles à l’homme (zoonoses), notamment chez les animaux sauvages, contribuant ainsi à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à la santé animale et humaine.

Leur coopération recouvre également l’amélioration de la communication entre pays et entre Services vétérinaires nationaux et Associations nationales de pêche et de chasse. Ces actions sont mises en œuvre par la promotion des réseaux d’experts en diagnostic, épidémiologie et contrôle des maladies de la faune sauvage, par la signature d’accords de coopération entre ces professionnels de la faune sauvage et les Services vétérinaires nationaux, et par la mise au point de lignes directrices opérationnelles et d’actions de renforcement des capacités, avec le soutien du réseau mondial de Bureaux régionaux, de Laboratoires de référence et des Centres collaborateurs de l’OIE pour la prévention et le contrôle des maladies de la faune sauvage.  

L’accord signé dernièrement met en avant la collaboration fructueuse en cours et insiste sur la mise en œuvre d’un programme de formation pour les chasseurs, afin de faciliter leur contribution à la détection précoce, au signalement et à la gestion des maladies touchant la faune sauvage par le biais d’un mécanisme du type « formation des formateurs ».

Cet accord prend également en compte la propagation rapide de la peste porcine africaine à travers certaines parties du continent européen. Tout au long de ce projet, le CIC, avec l’appui de l’OIE, travaillera à la création d’outils de communication sur cette maladie et sa détection – outils qui seront distribués dans leur langue aux associations de chasse des pays de l’Est de l’Union européenne (UE) –, et travaillera à la fondation d’un Centre de formation à la Santé de la Faune sauvage fort d’assises durables et le soutien de partenaires privés et publics, comme l’UE.  

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