Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'OIE lance un appel pour l'application des normes internationales de qualité par les Services Vétérinaires dans le monde

La souche virale de l'influenza aviaire apparue il y a environ deux ans en Asie du Sud Est, circule aujourd'hui encore de manière endémique dans plusieurs pays d'Asie qui ne disposent pas des outils et des ressources appropriés pour prendre les mesures nécessaires afin d'assurer son contrôle ou son éradication. Le virus est maintenant arrivé en Russie, en Europe de l'Est et menace aussi l'Afrique, le Moyen Orient et l'Europe de l'Ouest. Il est responsable de la mort de centaines de millions d'oiseaux et est également à l'origine de plus de cent cas d'infection humaine en Asie.

Le virus n'est que rarement présent dans les élevages industriels qui savent maintenant se protéger. Ses cibles favorites se trouvent dans les villages, chez des oiseaux de basse-cour familiaux, souvent ceux en contact avec des oiseaux sauvages susceptibles d'être infectés.

Face à cette situation, l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) rappelle une nouvelle fois l'urgence de prendre en compte le contrôle de la maladie à sa source animale, afin de prévenir une pandémie humaine potentielle. " Personne n'est en mesure de calculer la probabilité mathématique d'apparition d'une pandémie humaine mais on sait que cette probabilité est très certainement corrélée aux quantités de virus circulant chez l'animal dans le monde ", indique le Directeur général de l'OIE, le Dr Bernard Vallat.

" Notre action s'inscrit dans le cadre de la coopération mondiale qui s'est établie pour la lutte contre l'influenza aviaire. L'OIE participe ainsi aux initiatives lancées récemment par les Nations Unies, sous l'égide du Dr. David Nabarro, Coordonnateur, la Banque Mondiale, l'Union européenne, et le gouvernement des Etats-Unis. La Conférence de Genève (7-9 novembre 2005) constitue une démonstration concrète de cette coopération (voir communiqué conjoint du 7 octobre 2005) ".

L'OIE considère que le plan d'action élaboré conjointement par la FAO et l'OIE insistant sur l'importance de prendre des mesures visant à réduire la présence et la circulation du virus chez l'animal dans le monde constitue une priorité.

"Par exemple, pour les pays en développement qui rencontrent clairement des difficultés importantes dans la maîtrise de la maladie animale lorsqu'elle est devenue endémique, nous appelons la communauté internationale à les aider à vacciner toutes leurs populations avicoles.", indique le Dr. Vallat.

"Par ailleur", a-t-il ajouté, " l'OIE préconise également une série de mesures à moyen terme, relativement simples à mettre en place avec l'appui du secteur privé, comme la formation des éleveurs et des vétérinaires de proximité pour garantir la détection précoce du virus dans les élevages de volailles ".

L'application des normes de l'OIE en matière de qualité des composantes publique et privée des Services Vétérinaires revêt une importance cruciale pour garantir la détection précoce et la réponse rapide aux foyers des maladies émergentes et ré émergentes comme l'influenza aviaire.

L'application de ces normes doit donc être considérée à la fois par les gouvernements et les bailleurs de fonds comme un bien public international, notamment au profit des pays en développement qui manquent des ressources nécessaires pour les mettre en œuvre. S'Ils ne sont pas aidés dans cette voie par la communauté internationale, les crises mondiales liées aux maladies émergentes et ré émergentes risquent de se répéter fréquemment.

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