Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Un renforcement des mesures de biosécurité est recommandé par l’OIE dans les élevages afin d’enrayer la diffusion de la grippe aviaire dans le monde

Depuis début 2014, des foyers de grippe dite aviaire impliquant différentes souches du virus ont été déclarées dans plus de 35 de pays, touchant toutes les régions du globe. Ces différents évènements ont entrainé la mort, naturelle ou du fait des abattages sanitaires, de plusieurs dizaines de millions de volailles. Si une circulation régulière du virus, notamment parmi les oiseaux sauvages , n’est pas une situation exceptionnelle, la recrudescence récente de foyers de maladie détectés dans le monde réaffirme la nécessité d’une meilleure application des normes intergouvernementales adoptées par les 180 pays membres de l’OIE  en matière de surveillance, de détection précoce, de réponse rapide aux foyers et de prévention et contrôle de la maladie, en particulier la biosécurité des élevages et parfois la vaccination des volailles.


©OIE K. Hamilton

Paris, 19 Mai 2015 – Il y a une dizaine d’années, l’épizootie mondiale de crise de grippe aviaire H5N1 apparue début 2004 a entrainé la mort de dizaines de millions de volailles. Plusieurs centaines de cas humains* ont également été détectés, pour plus de la moitié fatals. Cette épidémie essentiellement animale fut à l’époque très largement médiatisée de par la crainte d’une évolution de la souche vers une forme à forte capacité de contamination interhumaine, qui aurait pu mener à une diffusion mondiale de la maladie chez l’homme.

Heureusement, la souche virale est restée stable, et la pandémie crainte évitée. Forts de cette expérience, et de la mise en place de normes intergouvernementales dédiées adoptées par les délégués des pays membres de l’OIE, les services de santé animale de nombreux pays ont appris à gérer les foyers de grippe aviaire et à les circonscrire rapidement.

Mais cette apparente accalmie pendant quelques années avant 2014 ne doit pas faire oublier les autres épisodes survenus ces dernières années.

Apparue début 2013 en Chine, la souche H7N9,  a présenté de nouvelles caractéristiques surprenantes. Pour la première fois, une souche dite « faiblement pathogène », c’est-à-dire entrainant peu de mortalité chez la volaille, se révélait capable d’infecter l’homme, entrainant plus de cent cas en quelques mois. Suite à l’identification  des marchés de volailles vivantes comme des aires de multiplication et d’amplification du virus favorisant sa transmission à l’homme, les mesures provisoires de fermeture de ces espaces  a permis une rapide amélioration de la situation sans pour autant en finir avec le problème.

L’année suivante, une nouvelle souche aviaire virale « hautement pathogène », H5N8, était mise en évidence en Corée et en Chine, atteignant rapidement le Japon. La souche s’est ensuite propagée probablement par le biais de la migration des oiseaux sauvages vers l’Inde, l’Europe, le Canada et aujourd’hui les Etats Unis. Ces derniers font également face aujourd’hui à une épidémie de grippe aviaire H5N2, responsable en quelques mois de la mort de plus de 30 millions de volailles sur le territoire américain. Aucun cas chez l’homme lié à ces deux dernières souches n’a à ce jour été signalé.

Ces derniers mois, de nombreux foyers de H5N1 ont également été détectés dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le H5N1 continue à affecter l’Egypte de manière endémique, tandis que de nouveaux cas sont apparus en Israel et en Palestine.

Pour éviter la diffusion de la maladie, les mesures de biosécurité préconisées par l’OIE au niveau des élevages et des échanges commerciaux, de la surveillance et de la détection précoces des maladies, sont de la plus grande importance. Certes, le rôle des oiseaux sauvages comme réservoirs et vecteurs du virus a été souligné dans ces différentes épidémies. Cependant, d’autres facteurs de transmission notamment entre les élevages de volailles peuvent prendre le relais en l’absence de précautions appropriées.

Du fait du l’augmentation récente de foyers d‘influenza aviaire en Amérique en Afrique en Europe et de leur persistance en Asie, il appartient aux Services Vétérinaires des pays membres de l’OIE de mettre en œuvre toutes les mesures prévues au niveau des élevages en prévention de chaque situation spécifique local.

*Source : Organisation mondiale de la Santé, OMS

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