Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Le Fonds mondial pour la santé et le bien-être animal de l’OIE élargit ses activités en matière de prévention des risques biologiques

Paris, 23 décembre 2011 – Le Fonds Mondial de l’OIE a été créé en 2006 pour appuyer des projets d'utilité publique mondiale relatifs à la prévention et au contrôle des maladies animales, y compris celles transmissibles à l’homme, à la sécurité sanitaire des aliments et à la promotion du bien-être animal.

Le Fonds mondial est abondé par des subventions émanant de différents donateurs publics et privés. Il est à différencier des financements constitués par les contributions obligatoires des 178 Pays Membres de l’OIE qui servent notamment à préparer et à publier des normes internationales.

Lors de la sixième rencontre du Comité Conseil du Fonds mondial le 13 décembre 2011 à Paris, quarante participants de haut niveau, dont les représentants des bailleurs de fonds tels que l’Australie, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Suisse, la Banque mondiale et l’ Union européenne, de plusieurs agences spécialisées des Etats- Unis d’Amérique telles que le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ou la Food and Drug Administration (FDA), ainsi que les Chefs des services vétérinaires nationaux de cinq pays (Allemagne, Australie, Brésil, Espagne, France) et  des représentants des Ministères des affaires étrangères de quatre pays (Canada, Etats-Unis d’Amérique, France et Royaume-Uni) étaient réunis. Etaient également présents de représentants de haut niveau de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la FAO et des représentants du secteur privé (Supply of Affordable Food Everywhere - SSAFE).

Pour la première fois la Fondation Bill et Melinda Gates, le Brésil et l’Espagne ont également participé en qualité d’observateurs.

Le fonds mondial permet de financer différents programmes de l’OIE notamment la mise en œuvre du processus d’évaluation des performances des services vétérinaires nationaux avec l’outil PVS (Performance des Services Vétérinaires) afin de renforcer la capacité mondiale de surveillance et de contrôle des maladies animales et mettre en œuvre des mécanismes d’information épidémiologique et sanitaire ainsi que des programmes de formation des élites nationales concernées destinés à aider les pays à détecter rapidement et à combattre ou prévenir les foyers de maladies infectieuses d’origine animale.

Le Directeur Général de l’OIE a déclaré aux participants que « l’organisation appliquait aussi la recommandation émise par les Ministres de l’Agriculture du G20 en juin 2011 concernant l’usage des normes internationales en matière de santé publique et animale, de systèmes d’information et de bonne gouvernance des Services Vétérinaires. »

Au cours de la réunion, le Coordonnateur du Fonds mondial a exposé le développement de nouvelles activités, notamment le lancement d’une Banque de vaccins contre la fièvre aphteuse pour l’Asie. Cofinancée par l’Union européenne et par l’Australie, cette Banque est opérationnelle depuis la fin du mois de novembre 2011.

Une autre banque de vaccins expérimentale pour la vaccination des chiens contre la rage est également en cours de mise en place en Asie grâce à un financement  de l’Union européenne à travers le Fonds Mondial. Elle sera destinée à mieux impliquer les services vétérinaires nationaux dans la lutte contre la rage, fléau qui tue encore entre 55.000 et 70.000 personnes dans le monde, chaque année.

Egalement évoquée lors de la réunion du Comité, la Stratégie mondiale de réduction des menaces biologiques, déjà dévoilée lors de l’Assemblée Générale des Pays Membres de la  Biological and Toxin Weapons Convention à Genève en décembre 2011 porte sur le renforcement, l’amélioration et le développement des liens existants entre les systèmes nationaux de santé publique et animale et sur une collaboration rapprochée avec l’OIE à travers le Biological Weapons Convention et le Partenariat Global du G8 contre la propagation des armes et des matériaux de destruction massive.

Les participants au Comité ont aussi débattu de l’importance de développer un contenu pédagogique universitaire minimum pour  la formation initiale et continue des vétérinaires partout dans le monde, soutenus par l’existence d’ordres vétérinaires nationaux conformes aux normes de qualité de l’OIE,  afin de leur permettre de répondre aux nouveaux besoins de la société et d’être en mesure d’influencer directement la qualité et l’efficacité des composantes publiques et privées des Services Vétérinaires.

A cet effet, il a été envisagé d’élargir le programme en cours de l’OIE pour les jumelages de laboratoires vétérinaires à l’enseignement vétérinaire, le but étant de parvenir à une distribution géographique plus équilibrée de l’expertise dans le domaine vétérinaire entre le Nord et le Sud.

 

 

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