Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’OIE, Organisation mondiale de la santé animale, souligne le caractère exceptionnel de l’évènement Influenza A(H7N9) notifié par la Chine

Paris, 11 avril 2013 - Selon les rapports officiels transmis à l’OIE par les autorités vétérinaires chinoises, les volailles testées comme positives à la présence du virus influenza A(H7N9), et suspectées d’être à l’origine des cas humains recensés, ne montrent pas de symptômes visibles, ce qui rend la détection de ce virus très difficile chez les volailles.  

« Selon l’information disponible aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation assez exceptionnelle car nous avons affaire à un virus influenza très faiblement pathogène pour les oiseaux et qui a la capacité de provoquer une maladie grave chez les personnes infectées » a déclaré le Directeur général de l’OIE, Dr Bernard Vallat.

L’OIE est pleinement engagé dans l’effort mondial collectif pour gérer les nouveaux risques liés au virus influenza A(H7N9). A ce titre, l’OIE dispose d’un Laboratoire de référence pour l’influenza aviaire basé en Chine, l’Institut de recherche vétérinaire de Harbin, qui conduit actuellement des analyses très approfondies sur la source animale du virus. Ce laboratoire est aussi reconnu par la FAO. Il existe aussi quinze laboratoires de Référence pour les grippes animales (aviaire, porcine, équine) reconnus par l’OIE de par le monde.

L’OIE assure également le secrétariat du réseau FAO/OIE d’expertise sur les grippes animales OFFLU  auquel appartiennent les meilleurs experts mondiaux des virus de l’influenza présents chez les animaux.

L’OIE gère toute l’information sanitaire animale mondiale grâce à son système d’information zoosanitaire (WAHIS) dont toutes les données sont accessibles au public sur le site internet de l’Organisation. Comme stipulé dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE, tous les virus de l’influenza aviaire hautement pathogène détectés chez les oiseaux (domestiques et sauvages) doivent être notifiés à l’OIE par les autorités compétentes nationales quelle que soit leur souche ainsi que toutes les sous-types H5 et H7 des virus faiblement pathogènes détectés chez les volailles (telle que la souche aviaire récemment notifiée par la République populaire de Chine).

L’OIE produit également les normes destinées au contrôle efficace des maladies à leur source animale y compris les normes de bonne gouvernance et de qualité des Services Vétérinaires qui ont la responsabilité de les mettre en œuvre au niveau national.

Ainsi, l’abattage des animaux dans des conditions décentes doit être utilisé pour éliminer le virus dans les élevages infectés. Cependant une des options clé qui se profile pour pouvoir contrôler à moyen terme ce virus à sa source animale et éviter son extension régionale et mondiale est celle d’une politique vaccinale adaptée et limitée dans le temps afin de protéger les animaux sensibles, notamment dans les zones infectées ou à risque dans lesquelles les politiques d’abattage s’avèrent difficiles à appliquer.

L’OIE a géré lors de la crise précédente liée au virus H5N1 des banques régionales de vaccins et souhaite faire profiter la communauté mondiale de son expérience dans ce domaine. On sait néanmoins que la disponibilité d’un vaccin efficace pour protéger les volailles du virus A(H7N9) en quantités appropriées pourrait prendre quelques temps.  

L'OIE élabore par ailleurs les normes relatives aux règles utilisables par les Pays Membres pour se protéger de l'introduction de maladies et d'agents pathogènes par le biais des échanges commerciaux d’animaux et de leurs produits, sans pour autant instaurer des barrières sanitaires injustifiées. Les normes de l'OIE sont reconnues par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en tant que règles sanitaires internationales de référence.
Ces textes normatifs sont disponibles dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE (chapitre 10.4). L’application stricte des règles du Code de l’OIE est très importante pour contrôler l’expansion mondiale du virus à travers les échanges internationaux d’oiseaux et de leurs produits.           

Situation actuelle en Chine

A la date d’aujourd’hui, huit foyers d’influenza aviaire faiblement pathogène A(H7N9) ont été notifiés chez des pigeons et des poulets présents sur des marchés, tous situés à Shanghai et dans des Provinces voisines.

Le Centre pour le contrôle des maladies de Chine et les services de santé animale du pays y compris le laboratoire de référence OIE d’Harbin enquêtent encore sur la source animale précise ou le possible réservoir du virus influenza A(H7N9).         
Au niveau international, l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soutiennent les efforts de la Chine dans la gestion de cette situation nouvelle et toujours en évolution.    

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