Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Forte implication de l'OIE dans le lancement de l'initiative pour le développement de l'élevage en Afrique (ALive)

Le lancement officiel de l'initiative ALive constitue une avancée supplémentaire dans l'engagement de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) en faveur de la santé animale, dans le but non seulement de faire reculer la pauvreté mais aussi de faciliter le commerce régional et international des animaux et des produits d'origine animale issus des pays en développement.

Le Président de l'OIE, le Docteur Abdoulaye Niang, et le Directeur général de l'OIE, le Docteur Bernard Vallat, ont été nommés respectivement Président de l'Assemblée générale et Président du Conseil de l'initiative ALive. Vingt organisations régionales et internationales dont quatre bailleurs de fonds majeurs du développement international (la Banque Mondiale, l'Union Européenne, les Etats-Unis d'Amérique et la France) ont déjà accepté de participer au programme.

ALive est un programme reposant sur de multiples partenaires, axé à la fois sur le rôle de l'élevage dans l'économie en Afrique et sur la santé publique. Il a été lancé par la Banque mondiale dans le but de définir les contours des programmes déjà existants et de combler les lacunes qui subsistent, d'instaurer d'autres programmes visant au recul de la pauvreté, à la croissance économique, au développement de la recherche et à l'accès aux marchés régionaux et internationaux, et de soutenir les institutions, y compris les Services vétérinaires officiels.

Le secteur de l'élevage est confronté à des défis financiers et opérationnels plus importants que les autres secteurs agricoles et requiert l'adhésion du grand public, des soutiens multiples, des efforts de coordination et une vision stratégique que le programme ALive est à même de procurer. Les actions des partenaires de ce programme se traduiront par une amélioration du secteur de l'élevage, des investissements de meilleure qualité, une meilleure adaptation des politiques et un renforcement des appuis financiers. Les organisations régionales et internationales et les donateurs réunis dans ALive développeront une vision stratégique commune.

Les pays développés ont tout intérêt à contribuer à la lutte contre les maladies animales qui existent encore dans les pays en développement en raison du danger mondial que constituent ces maladies.. Dans le cadre du Programme ALive, l'OIE contribuera à définir une liste prioritaire de maladies animales dont le contrôle sera considéré comme un Bien Public international par les décideurs et les bailleurs de fonds. L'OIE encouragera également les programmes nationaux et surtout régionaux destinés à lutter contre les maladies animales transfrontalières qui, pour le moment, ne touchent pas les pays développés. Ces programmes seront en adéquation avec le Programme GF-TADs (Cadre global sur les maladies animales transfrontalières) conduit par l'OIE et la FAO.

L'OIE soutient fortement l'initiative ALive en encourageant le dialogue entre les bailleurs de fonds et tous les partenaires africains afin d'éviter la répétition de crises comme l'épisode récent d'influenza aviaire en Asie, liées à des erreurs stratégiques, à des politiques inadaptées et au manque d'investissements publics destinés au contrôle des maladies animales et aux Services Vétérinaires officiels. L'OIE souligne que les investissements portant sur la santé animale doivent être considérés comme une priorité en raison de leur contribution au recul de la pauvreté au sein des pays en développement tout en éliminant des agents pathogènes et des maladies qui affaiblissent l'économie rurale de ces pays tout en menaçant les pays développés.

L'OIE est favorable à l'utilisation du modèle ALive dans d'autres régions du monde qui sont confrontés aux mêmes situations.

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