Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) appelle la communauté internationale à soutenir les populations frappées par le Tsunami

L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) suit de très près, par l'intermédiaire des Délégués de ses Pays Membres et de sa Représentation régionale pour l'Asie, la situation catastrophique provoquée par le tsunami en Asie du Sud. Si l'OIE salue et soutient totalement les efforts internationaux en vue de satisfaire les besoins les plus urgents en produits médicaux, eau potable, nourriture, habitation et installations sanitaires, il rappelle qu'il est essentiel pour les pays affectés de pouvoir rétablir dès que possible leurs capacités de surveillance et de contrôle des maladies animales et des zoonoses.

L'OIE rappelle l'existence de plusieurs maladies infectieuses animales et de zoonoses qui pourraient avoir un impact sur la santé publique comme sur la santé animale. La récente épidémie d'influenza aviaire en Asie du Sud-Est, au cours de laquelle plus de 100 millions d'oiseaux sont morts ou ont été abattus, a déjà posé à ces pays des problèmes éthiques, techniques, écologiques et économiques importants.

S'il n'existe pas de preuve scientifique qui établisse un lien direct entre la catastrophe naturelle actuelle et un nouveau risque pour la santé humaine dû à la grippe aviaire, il est cependant essentiel de poursuivre les efforts en vue de lutter contre les maladies animales et de les éradiquer. Par exemple, en cas de stratégies éventuelles de vaccination des volailles, pour lutter contre l'influenza aviaire et ainsi réduire au minimum le risque pour l'homme, l'OIE rappelle que ces stratégies doivent être élaborées en consultation avec toutes les parties concernées, y compris le secteur privé. Il est important de déterminer les types de volaille et les secteurs de production concernés qui doivent bénéficier d'une documentation précise. Les volailles infectées et celles qui pourraient être en contact avec le virus ne doivent pas être vaccinées.

Il est essentiel de rétablir dès que possible les infrastructures locales, y compris les Services vétérinaires, étant donné que toutes les stratégies de surveillance et de contrôle des zoonoses émergentes doivent être mises en place sous le contrôle des Services vétérinaires officiels. Cela signifie qu'il faut aussi doter les Services vétérinaires locaux des ressources humaines et financières suffisantes pour identifier et surveiller toute menace de zoonose afin d'élaborer des stratégies préventives conjointes avec les autorités de santé publique, en collaboration avec l'OIE, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au nom de ses 167 Pays Membres, l'OIE souhaite exprimer sa solidarité et son soutien total à tous les pays affectés et à leurs populations si durement touchées.

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