Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) appuie la création d'une alliance internationale contre les maladies animales et les zoonoses

La réunion « SSAFE » ( Safe Supply of Affordable Food for Everyone Everywhere - Des aliments sains partout et pour tous), qui s'est tenue du 19 au 20 avril 2006 au siège de l'Organisation, à son initiative, vient de clôturer ses travaux.

L'initiative SSAFE est coordonnée depuis l'Université du Minnesota (États-Unis d'Amérique). Elle a pour vocation de s'ouvrir à tous les acteurs de la chaîne alimentaire, de stimuler et de faciliter le renforcement des dispositifs internationaux de sécurité sanitaire des aliments, de même que la prophylaxie et la lutte contre les maladies animales au niveau mondial, et de mobiliser les ressources disponibles autour d'actions communes par le biais de partenariats public-privé. Cette initiative bénéficie du soutien de partenaires privés de la chaîne alimentaire humaine et animale intervenant au niveau régional et mondial (producteurs, transformateurs et distributeurs), d'ONG et d'agences intergouvernementales du monde entier .

L'apparition dans le contexte de la mondialisation de foyers de certaines maladies animales, et notamment de maladies transmissibles à l'homme, peut entraîner de graves déséquilibres économiques et sociaux. Les crises sanitaires récentes causées par l'encéphalopathie spongiforme bovine, la fièvre aphteuse et l'influenza aviaire sont la parfaite illustration de cette nouvelle tendance. À cet égard, la crise actuelle d'influenza aviaire donne une idée des conséquences globales qu'un événement sanitaire grave affectant le règne animal peut avoir sur l'économie rurale et la sécurité alimentaire, tout en menaçant la santé publique.

« Nous devons inventer une nouvelle forme de dialogue pour tenter de prévenir cette crise » déclarait le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE, à l'issue de la réunion. « C'est par l'implication et l'engagement des acteurs de la filière mondiale des aliments destinés à la consommation humaine et animale , des universitaires, des organisations non gouvernementales et des associations de consommateurs que l'on pourra obtenir une amélioration objective de la santé publique, de la santé animale et de la sécurité sanitaire des aliments , ainsi que par une approche pleinement intégrée du secteur public incluant les services vétérinaires et tous les acteurs concernés », a-t-il ajouté.

Les partenariats public-privé doivent évoluer vers des relations intégrées caractérisées par un haut niveau d'engagement et la poursuite d'objectifs communs afin de créer les synergies stratégiques durables qui permettront d'écarter les menaces qui pèsent sur la santé animale et la santé publique.

Pour les participants, le concept de bonne gouvernance mondiale constitue un facteur décisif pour la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes d'origine animale en général, la pérennisation de l'approvisionnement alimentaire mondial, ainsi que pour le renforcement et la coordination des services vétérinaires et de santé publique et de leur capacité de réaction.

« Les gouvernements des pays en développement et des pays en transition ne sont pas en mesure d'élever leurs services de santé animale et de santé publique au niveau requis pour endiguer l'influenza aviaire et les autres maladies animales émergentes sans le concours du secteur privé, y compris celui des éleveurs et des vétérinaires privés », affirmait le Docteur Vallat lors de la réunion.

« Il leur incombe de définir les règles, d'appliquer la législation et d'habiliter les partenariats public-privé pour constituer des alliances globales pour protéger notre monde contre les nouveaux périls », a-t-il conclu.

Les participants ont par ailleurs recensé un certain nombre d'actions prioritaires à réaliser. S'inscrivant dans une perspective à court, moyen et long terme et dans le cadre de trois régions géographiques distinctes, ces actions concernent principalement le renforcement des capacités et la formation, la surveillance des maladie animales et la compartimentation, ainsi que la modernisation et le renforcement des services vétérinaires. 

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