Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Le Docteur Vallat est intervenu à la Banque mondiale sur les menaces liées aux maladies animales émergentes transmissibles à l'homme et sur les actions destinées à combattre la pauvreté

Les maladies animales transmissibles à l'homme (zoonoses) et les agents pathogènes risquent d'avoir un impact significatif sur la santé publique et suscitent de ce fait une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale. La mondialisation, l'industrialisation, la restructuration des systèmes agricoles et le consumérisme, entre autres facteurs, conduiront certainement à un changement des politiques en matière de santé animale.

Les Pays Membres de l'OIE ont appelé l'Organisation à renforcer son action face aux défis posés par ces zoonoses, dans le droit fil de ses missions historiques. En effet, les maladies zoonotiques émergentes et ré-émergentes conditionneront de plus en plus les attentes du public à l'égard des services vétérinaires, que ce soit au niveau national ou international, et influenceront dès lors les partenariats, les attributions de ressources et les programmes à venir.

C'est dans ce contexte que le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE, a été invité la semaine dernière à une réunion organisée par la Banque mondiale et intitulée " La prévention des zoonoses et des agents pathogènes émergents est elle un Bien Public International: Implications pour la Banque mondiale ".

Le Docteur Vallat a pris la parole devant des hauts représentants de la Banque mondiale et d'éminents représentants du ministère de l'agriculture des Etats-Unis d'Amérique, de la FDA (Food and Drug Administration), des CDC (Centers for Disease Control), de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et de l'Association nationale des restaurants des Etats-Unis d'Amérique. Cette réunion a été l'occasion de débattre de l'importance de détection précoce, de la prévention et de la prophylaxie des maladies animales et de leur impact sur la santé publique et le commerce mondial. Par ailleurs, elle a permis de s'entendre sur le rôle à réserver à l'échelle internationale aux services vétérinaires en tant que Bien Public International, et d'évaluer la qualité des structures vétérinaires concernées ainsi que le respect par ces dernières des normes internationales de l'OIE, en vue d'investissements publics prioritaires. " Les services vétérinaires et les laboratoires des pays en développement doivent bénéficier d'urgence du soutien qui leur permettra d'affronter ces nouveaux défis " a déclaré le Docteur Vallat. " Cette réunion a marqué une nouvelle étape dans la sensibilisation des organisations partenaires comme la Banque mondiale à reconnaître que les zoonoses et les agents pathogènes émergents représentent une préoccupation d'intérêt public au niveau mondial. Le Docteur Vallat a insisté sur " le renforcement des capacités institutionnelles et des services vétérinaires en matière de surveillance, de création de réseaux de vétérinaires en milieu rural, de détection précoce des maladies et pathogènes, de réaction rapide et de législation appropriée, ce qui permettra de constituer une nouvelle base pour une meilleure prévention des crises".

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