Organisation Mondiale de la Santé Animale

Taille de la police:

Langue :

Search:

Recherche avancée

Accueil > Pour les médias > Communiqués de presse

L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et la CITES s’accordent pour collaborer sur les questions de santé et de bien-être animal dans le monde afin de sauvegarder la biodiversité et protéger les animaux

Le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), et Monsieur John E. Scanlon, Secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), ont signé récemment un accord visant à développer la collaboration entre ces deux organisations. Cet acte jette les bases officielles d’un renforcement de la communication, de la coopération et de la collaboration entre les deux organisations, en vue de protéger les espèces inscrites aux annexes de la CITES et de conserver la biodiversité en assurant l’efficacité des mesures de surveillance et de contrôle sanitaires, nécessaires pour protéger les santés animale et humaine dans le monde.


                                                                                                    ©A.Thierman

Genève/Paris, le 4 décembre 2015 – La rage, la fièvre hémorragique Ebola, la fièvre de West Nile, l’influenza aviaire, la brucellose et la fièvre aphteuse ne sont que quelques exemples de maladies émergentes ou ré-émergentes bien connues, que l’on trouve ou qui circulent initialement dans la faune sauvage, avec des conséquences sanitaires, zoosanitaires ou socio-économiques potentielles considérables. Étant donné que plus de 60 % des agents pathogènes responsables de maladies humaines sont d’origine animale et qu’une majorité de ces agents pathogènes provient d’animaux sauvages, la prévention, la surveillance et le contrôle des maladies touchant ces espèces sont considérés comme essentiels pour sauvegarder la biodiversité et préserver la santé humaine et animale dans le monde.

« Le rôle joué par les Services vétérinaires dans chaque pays est capital pour assurer la détection précoce, la prévention et la surveillance de ces maladies. Leur transmission peut être amplifiée par le commerce mondial des animaux sauvages, risque de conduire à des foyers de maladies humaines et peut menacer la production animale, les moyens de subsistance des populations rurales, les espèces sauvages indigènes et la santé des écosystèmes », a déclaré le Docteur Bernard Vallat.

Il est par conséquent d’intérêt public que toutes les maladies pour lesquelles la faune sauvage joue le rôle de réservoir soient appréhendées dans le cadre d’une approche collaborative de type « Une seule santé », par laquelle les animaux sentinelles bénéficient d’une plus grande attention de la part de la communauté internationale.

En référence à son mandat global lui confiant la charge d’améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde, l’OIE aide ses 180 Pays membres à faire face aux questions sanitaires touchant les animaux sauvages. Ainsi, un groupe de travail permanent composé d’experts de renommée internationale se consacre depuis 1994 aux maladies de la faune sauvage.

Le 6e Plan stratégique de l’OIE (2016-2020) identifie par ailleurs l’importance capitale des orientations pouvant peser sur l’élaboration des politiques, l’enseignement, la recherche et la gouvernance pour les questions de portée mondiale, dont l’interface entre la santé des écosystèmes et la santé animale, la protection des espèces animales menacées et les conséquences de la régression de la biodiversité sur la survenue des maladies.

Cet objectif est étroitement lié à ceux de la CITES qui reposent sur un accord légalement contraignant passé avec 181 Parties, en vue de protéger les « espèces CITES », conserver la biodiversité et contribuer à son utilisation durable en garantissant qu’aucune espèce de faune ou de flore sauvage ne reste ou ne devienne l’objet d’une exploitation non-durable du fait des échanges internationaux.

Dans ce contexte, l’accord signé ce jour entre l’OIE et la CITES a pour objet de renforcer la collaboration entre ces deux organisations, non seulement en vue de développer et diffuser des normes, lignes directrices et recommandations scientifiques adaptées, relatives à la prévention, à la détection et au contrôle des maladies, mais aussi de concevoir et de faire adopter des mesures garantissant la sécurité du commerce et l’élaboration de politiques durables et interopérationnelles pour gérer les risques sanitaires à l’interface entre les animaux sauvages, les animaux domestiques et l’homme. Cette coopération s’appliquera à des domaines tels que la sécurité et la légalité du commerce international et du transport des animaux sauvages, notamment des « espèces CITES », la sécurité et la rapidité du transport des échantillons biologiques prélevés chez ces animaux à des fins de diagnostic ou d’identification, notamment vers le réseau des Centres de référence de l’OIE, la prévention et le contrôle des espèces exotiques invasives et la lutte contre le commerce frauduleux des animaux sauvages.

La CITES est une convention qui porte à la fois sur les échanges commerciaux et la conservation et utilise des mesures de nature commerciale pour atteindre ses objectifs de conservation. Il s’agit également de la première convention mondiale (et qui restera peut-être la seule) portant directement sur plusieurs aspects, même s’ils sont en nombre limité, du bien-être et de la santé des animaux sauvages, et avant tout sur le transport de spécimens vivants à des fins commerciales. Le terme « santé » apparaît neuf fois dans le texte de la Convention, essentiellement dans le contexte de la préparation et de l’expédition d’animaux dans le cadre des échanges commerciaux.

Pour commenter l’importance de la signature de cet accord  ,Monsieur John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES a déclaré: « Cet accord constitue une opportunité majeure offerte au Secrétariat de la CITES pour travailler plus étroitement avec l’organisation mondiale dont le mandat vise à améliorer la santé animale, avec des implications directes sur la santé publique et le bien-être animal dans le monde. Il s’agit du type même de synergie pratique indispensable pour appliquer efficacement les dispositions de la CITES, en maximisant dans le cas présent les liens entre les mesures commerciales de la CITES et les normes mondialement acceptées, élaborées par les 180 Pays membres de l’OIE, autant pour réglementer les échanges commerciaux légaux que pour combattre le commerce illicite des animaux sauvages. »


Informations complémentaires :

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter :

  • Catherine Bertand-Ferrandis, Chef de l’Unité de communication, courriel : media@oie.int
  • Liu Yuan du Secrétariat de la CITES au +41 22 917 8130 ou yuan.liu@cites.org

À propos de l'OIE
L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) est une organisation intergouvernementale regroupant 180 Pays membres qui lui ont donné pour mandat d’améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde. Organisation internationale normative de référence selon l’Organisation mondiale du commerce, l’OIE est chargé de garantir la transparence de la situation des maladies animales dans le monde, y compris celles transmissibles à l’homme, de publier les méthodes de prévention et de contrôle de ces maladies ainsi que garantir la sécurité sanitaire du commerce mondial des animaux et de leurs produits et la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale dès leur production.

L’OIE agit avec l’appui permanent de 301 Laboratoires de référence et Centres collaborateurs, et 13 Bureaux régionaux et sous-régionaux dans le monde.

Suivez-nous :
Twitter - Facebook - Youtube - Flickr

À propos de la CITES
Avec 181 Parties, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) reste l’outil le plus puissant du monde pour la conservation des espèces sauvages sur la base d’une réglementation des échanges commerciaux. Des milliers d’espèces sont l’objet d’échanges internationaux et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour l’alimentation, la santé, le logement, les souvenirs touristiques, les produits cosmétiques ou la mode.

La CITES réglemente le commerce international de plus de 35 000 espèces végétales et animales, y compris de leurs produits et dérivés, afin d’assurer leur survie à l’état sauvage, avec des répercussions bénéfiques sur les moyens de subsistance de la population locale et sur l’environnement mondial. Le système de permis mis en place par la CITES vise à garantir que le commerce international des espèces inscrites aux annexes soit soutenable, légal et traçable.

La CITES a été signée à Washington D.C. le 3 mars 1973. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 1975.

Pour en savoir plus : consulter le site de la CITES (https://www.cites.org/fra) ou :
Twitter - Facebook - Youtube - Flickr

 

 

            

                  

 

 

Haut