Organisation Mondiale de la Santé Animale

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80e Session générale de l’OIE : beaucoup d’étapes ont été atteintes

Le 80e anniversaire de l’Assemblée mondiale des Délégués nationaux des Pays Membres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE)  a été l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis la toute première Session générale qui eut lieu le 8 mars 1927 en présence de 26 Délégués nationaux, et pendant laquelle le Professeur Emmanuel Leclainche fut élu premier Directeur général de l’organisation, appelée alors Office international des épizooties.

Les 26 Délégués réunis à Paris en cette fin d’hiver 1927 étaient des visionnaires, mais soupçonnaient-ils alors que le 80e rendez-vous annuel des Délégués rassemblerait plus de 750 participants représentant officiellement 178 Pays Membres et, qui plus est, des autorités de haut rang dont de nombreux ministres, des organisations internationales, intergouvernementales telles que la FAO, l’OMS, la Banque mondiale, l’OMC ainsi que des dizaines d’autres organisations gouvernementales et non gouvernementales régionales et nationales ?

Cette participation record de hautes autorités de tous les Pays Membres est un indicateur du rayonnement mondial de l’Organisation dont la session annuelle est devenue un forum d’échanges et de réflexion mondial reconnu par tous les acteurs nationaux et internationaux, du secteur privé et public, qui sont concernés par la santé, la production et le bien-être animal ainsi que par la santé publique vétérinaire dans le monde entier.

Les activités normatives de l’Assemblée se sont en effet étendues au-delà du mandat initial de l’OIE centré sur la santé animale de manière à positionner l’Organisation au centre des problématiques du bien-être animal et de la santé publique vétérinaire, y compris la sécurité et l’innocuité alimentaires, et le développement du concept « Une seule santé ».

L’exemple le plus probant de ce rôle central est l’intervention remarquée à la 80e Session générale de M. Robert Horsch, haut responsable à la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a présenté le « Livestock Overview and Approach ». Cette stratégie développée par la Fondation Gates concerne l’appui global au secteur de l’élevage et met notamment en avant l’importance de la coopération de la Fondation avec l’OIE dans les domaines relevant de l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux, tout en soulignant le rôle des Services vétérinaires, dans le but de contribuer à la réduction mondiale de la pauvreté.

Le concept « Une seule santé » était également inscrit au programme de l’Assemblée. L’étude basée sur un questionnaire soumis à tous les Pays Membres de l’OIE a démontré que l’usage de ce concept a gagné du terrain ces dernières années, notamment en mettant en lumière la nécessité de renforcer l’approche collaborative intersectorielle en termes de prévention, de détection et de contrôle des maladies animales et humaines. Les Services vétérinaires sont maintenant reconnus par tous comme des partenaires essentiels pour la santé publique, du fait de leur rôle dans la lutte contre les maladies ayant une source animale.

Cette année également, les Délégués ont adopté de nouveaux principes directeurs génériques normatifs sur le bien-être animal dans le domaine des systèmes de production animale ainsi qu’un nouveau chapitre sur le bien-être s’appliquant aux bovins élevés pour leur viande, ouvrant ainsi la voie à d’autres normes qui s’appliqueront à d’autres filières de productions animales.

L’OIE a publié les premières normes internationales sur le bien-être animal en 2005. Elles portaient sur le transport des animaux par voies terrestre, maritime et aérienne, sur l’abattage des animaux destinés à la consommation humaine et sur l’élimination des animaux à des fins de contrôle sanitaire. Sont venues ensuite celles portant sur le bien-être des animaux de laboratoires et sur le contrôle des populations de chiens errants.

L’adoption de normes relatives au bien-être animal progresse très rapidement. En effet, l’OIE utilise un système de ratification qui se concrétise chaque année, lors de la Session générale, par un consensus, ou beaucoup plus rarement par un vote des Délégués à la majorité des deux tiers, et ce pour l’adoption de chaque article normatif, les pays disposant chacun d’une voix. C’est bien ce mécanisme qu’il faut célébrer avant tout, à savoir 80 années d’un processus de normalisation efficace, rapide et démocratique qui n’a pas son pareil dans le monde.

Pendant cette Session générale, les Délégués ont par ailleurs élu ou réélu huit membres du Conseil (l’équivalent du Conseil d’administration), ainsi que les membres des cinq Commissions régionales et des quatre Commissions spécialisées, en respectant rigoureusement les critères de l’OIE en matière d’excellence scientifique et de répartition géographique.

Cette 80e Session générale a également apporté sa contribution à la promotion des femmes, puisque la Dre Karin Schwabenbauer (Allemagne) a été élue Présidente de l’Assemblée mondiale des Délégués, devenant ainsi la première femme à occuper cette position dans l’histoire de l’Organisation.

Il ne me reste plus qu’à souhaiter à l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE qu’elle tienne à l’avenir de nombreuses Sessions générales aussi productives que celle-ci, qui permettront, comme ce fut le cas cette année, de mettre au point des positions partagées par 178 pays sur des sujets d’une importance capitale pour l’avenir de l’humanité.

Contact : media@oie.int

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