Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Une seule santé

Renforcer la collaboration intersectorielle à l’échelle nationale

L’OIE envisage et met en œuvre le concept «Une seule santé» comme une approche collaborative globale pour appréhender dans leur ensemble les risques pour la santé humaine, animale et environnementale. Mais une collaboration de cette nature ne peut se limiter à un plan international : elle doit également reposer sur des dispositifs de gouvernance sanitaire adaptés aux échelles régionale et nationale sur un mode harmonisé et coordonné.

 

Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l'approche multisectorielle « Une seule santé » 

Chaque jour, nous entendons parler des défis sanitaires à l'interface homme – animal – environnement. Des maladies zoonotiques telles que l'influenza aviaire, la rage, la maladie à virus Ebola, la fièvre de la vallée du Rift continuent d'avoir des conséquences majeures sur la santé des populations, leurs moyens de subsistance et les économies. Un seul secteur ne peut faire face efficacement à ces menaces sanitaires. Une collaboration multidisciplinaire et multisectorielle est nécessaire pour les combattre et réduire leurs effets.

Afin d'aider les pays à adopter une approche « Une seule santé » pour s'attaquer aux maladies zoonotiques, les Organisations de l'Alliance tripartite (FAO, OIE, OMS) ont élaboré conjointement le Guide « Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l'approche multisectorielle « Une seule santé »  ». Ce guide, désigné comme le Guide Tripartite des Zoonoses (GTZ), aborde des sujets suffisamment variés pour être également utilisé en réponse à d'autres menaces sanitaires à l'interface homme – animal – environnement ; par exemple, la sécurité sanitaire des aliments ou la résistance aux antimicrobiens (AMR).

 

Le GTZ rassemble des principes, des bonnes pratiques et des alternatives ayant pour objectif d'aider les pays à mettre en place une collaboration efficace et durable à l'interface homme – animal – environnement. Vous trouverez également dans ce Guide, des exemples et des enseignements concrets, tirés des expériences des Pays membres.

En recourant au GTZ et aux outils opérationnels qui lui sont associés (actuellement en cours d'élaboration), les pays peuvent constituer ou renforcer leurs capacités nationales dans différents domaines :

Les options de suivi et d'évaluation de l'impact des activités ci-dessus sont incluses dans le guide afin de soutenir les initiatives prises par les pays pour améliorer leurs cadres règlementaires, leurs stratégies et politiques de lutte contre les maladies zoonotiques. Par ailleurs, adopter l'approche « Une seule santé » présentée dans le GTZ aide les pays à faire un meilleur usage de ressources limitées et minimise les pertes indirectes pour la société, telles que les conséquences sur les moyens de subsistance des petits producteurs, l'appauvrissement de la nutrition des populations, et les effets des restrictions imposées au commerce et au tourisme.

En travaillant ensemble et de manière collaborative, nous améliorons durablement nos systèmes de santé mondiaux tout en prévenant et les risques sanitaires d'ampleur planétaire.

Consulter le Guide tripartite des zoonoses (GTZ) Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l'approche multisectorielle « Une seule santé », en cliquant sur sa couverture.


Consolider les systèmes sanitaires nationaux

La promotion du concept « Une seule santé » au niveau national vise à conférer un soutien politique renforcé dans la durée afin d’assurer la prévention coordonnée des maladies à impact majeur sur la santé publique à l'interface homme-animal-écosystèmes.

Il est en effet essentiel de disposer de systèmes de santé humaine et animale organisés et résilients.

Dans ce contexte, l'OIE s’engage à soutenir l’amélioration constante de la performance des Services vétérinaires nationaux (Processus PVS), notamment par le biais de la bonne gouvernance, et encourage leur coopération avec les autres acteurs de la santé publique, en considérant comme un bien public mondial toutes les actions en la matière.

L’OIE propose, en outre, à tous ses Pays membres une évaluation indépendante de la conformité de leurs Services vétérinaires à ses normes de qualité, ainsi que des outils spécifiques pour calculer les investissements et réaliser les réformes législatives et techniques leur permettant de s’y conformer. Le Processus PVS d’amélioration durable des Services vétérinaires a déjà bénéficié à plus de 140 Pays.

Afin que la mise en œuvre de ces actions soit efficace à plus large échelle, elle requiert la coopération de tous les pays puisque les effets de la mondialisation ne cantonnent pas les menaces sanitaires aux frontières d’un pays. Cependant la concertation et la coopération entre santé publique et santé animale font défaut dans nombre d’entre eux. C’est pourquoi de nouvelles démarches, présentées ci-après, ont été développées pour aider les pays à se doter de systèmes sanitaires nationaux efficaces, tant pour la santé humaine que pour la santé animale, bien organisés et fonctionnant selon des principes de bonne gouvernance, permettant de surveiller aussi bien la santé animale que la santé publique.

Vers une coopération renforcée entre les autorités nationales de santé humaine et de santé animale

L’OMS et l’OIE ont élaboré des outils pour aider leurs Pays membres à mettre en œuvre leurs normes respectives et les accompagner dans la définition de stratégies adaptées et coordonnées face aux risques sanitaires nationaux à l’interface homme-animal en :

  • évaluant les capacités des secteurs de santé animale et humaine ;
  • identifiant des écarts dans la mise en œuvre des normes sanitaires.



En se basant sur l’expérience acquise lors de deux ateliers nationaux pilotes impliquant les autorités nationales de santé animale et humaine tenus en Azerbaïdjan et en Thaïlande, un Guide conjoint OMS-OIE destiné aux instances nationales de santé publique et aux autorités nationales de santé animale (représentées par les Services vétérinaires), a été conçu : il expose des méthodes visant à renforcer la bonne gouvernance des systèmes sanitaires dans le monde.

Cadre opérationnel OIE-OMS pour une bonne gouvernance à l’interface homme-animal : articuler les outils de l’OMS et de l’OIE pour l’évaluation des capacités nationales

 


Ce guide fournit un aperçu détaillé de tous les outils disponibles dans le contexte du Cadre de suivi du Règlement Sanitaire International (RSI) de l’OMS et du Processus PVS de l’OIE et de leur utilisation afin de créer des passerelles et de répondre aux objectifs de l’approche «Une seule santé».




Toutes ces synergies entre spécialistes de santé animale et de santé humaine appliquées aux niveaux local, national et mondial contribueront sans nul doute à l’amélioration continue et simultanée de la santé publique dans le monde.

Ateliers nationaux RSI/PVS
Règlement Sanitaire International (RSI) et Processus PVS d’évaluation des performances des Services vétérinaires


Depuis la publication du Cadre Opérationnel décrit ci-dessus, l’OIE, conjointement avec l’OMS, continue de développer une approche intersectorielle et propose désormais d’organiser des séminaires nationaux RSI/PVS dans les Pays membres souhaitant renforcer les collaborations entre les secteurs de la santé humaine et animale pour gérer de manière optimale les menaces sanitaires d’ordre prioritaire.

Ces séminaires fournissent aux participants des autorités nationales de nombreuses opportunités pour :

  • échanger sur les résultats des évaluations des capacités RSI et PVS des pays et identifier des moyens d’utiliser ces conclusions ;
  • renforcer le dialogue, la coordination et la collaboration entre les secteurs de la santé humaine et animale, pour:
    • définir des domaines stratégiques d’actions conjointes permettant une approche synergique dans la prévention, la détection et le contrôle des maladies ;
    • faciliter l’identification d’outils possibles, rassemblant les différentes expertises techniques, les données, les bonnes pratiques et les ressources ;
  • améliorer la compréhension des rôles et mandats respectifs des acteurs des différents secteurs;
  • développer des outils permettant de faciliter l’institutionnalisation de mécanismes de coordination et de coopération intersectorielle, en termes de financement, alignés sur les priorités et stratégies nationales, grâces aux informations transmises par les organisations internationales.

 

 

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