Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Recherche active
des informations sanitaires non-officielles

L'un des principaux mandats de l'OIE est de garantir la transparence de la situation zoosanitaire mondiale. Pour atteindre cet objectif, l'OIE collecte auprès de ses Pays Membres les notifications officielles des maladies animales y compris celles concernant les zoonoses (maladies animales transmissibles à l'homme), puis diffuse cette information à la communauté internationale.

Afin d'améliorer l'efficacité de son système d'information zoosanitaire et la connaissance la plus exhaustive possible de la situation sanitaire mondiale, l'OIE a démarré en 2002 une activité de recherche active d'informations non-officielles et de rumeurs relatives à la santé animale et à la santé publique. Celles-ci sont évaluées en fonction des situations sanitaires prévalentes dans le pays ou la région concernée et vérifiées le cas échéant auprès du Pays ou Territoire Membre pour confirmation officielle et éventuelle publication.

En effet, les Pays Membres ont autorisé le siège de l'OIE à contacter directement leurs Délégués nationaux au sujet d'informations sanitaires rapport ées dans les médias ou autres sources non officielles et pouvant constituer un événement devant légalement être immédiatement notifié à l'OIE.

La procédure de recherche active appliquée par l'OIE consiste à :

  • Rechercher les informations sanitaires non-officielles et les rumeurs diffusées par les médias ou des réseaux tels que le Réseau mondial d'information en santé publique (RMISP) de Santé Canada et ProMed, ainsi que par des revues et publications scientifiques, etc. Collecter les rapports des Laboratoires de référence de l'OIE dont le mandat inclut d'informer le Délégué de l'OIE du pays concerné ainsi que le siège de l'OIE de tout résultat positif d'une maladie appartenant à la liste de l'OIE ;
  • Identifier l'évènement sanitaire repéré : maladie suspectée, signes cliniques (par exemple, une forte mortalité), emplacement géographique (région(s), pays, village, etc.), espèces animales atteintes, etc ;
  • Analyser la crédibilité de la source ;
  • Analyser la pertinence de l'information et la replacer dans le contexte sanitaire du pays et par rapport aux obligations des Pays Membres vis-à-vis du respect de leurs obligations légales de notification à l'OIE ;
  • Déterminer si l'information est relative à un évènement exceptionnel et doit faire l'objet d'une action immédiate conduisant en cas de confirmation officielle à une notification immédiate. Si en revanche il s'agit d'une information relative à une maladie présente ou à des cas humains de zoonose, il faudra conserver cette information afin de s'assurer de l'exhaustivité des rapports semestriels ou annuels lors de leur réception ;
  • En fonction de l'analyse précédente, contacter le Délégué national du Pays ou Territoire Membre concerné, l'informer de l'événement identifié et de sa pertinence. Si l'événement est confirmé et non encore notifié, demander une notification officielle du Pays ou territoire Membre auprès de l'OIE.

 

 

 

L'information ne devient officielle qu'après avoir été confirmée par le Délégué. En effet, l'OIE considère que la procédure de validation de l'information auprès des Autorités vétérinaires nationales est indispensable à sa notification officielle à travers l'utilisation de rapports standardisés et est un préalable à sa diffusion officielle.

 

Procédure de recherche active et de vérification

En outre, l'infirmation des rumeurs et des informations non-officielles ou un diagnostic final différent de celui suspecté à l'origine, apporte une valeur ajoutée et améliore l'analyse du risque. Cela démontre que toute publication non officielle d'information sanitaire, même véridique, n'est pas systématiquement associée à un évènement épidémiologique exceptionnel et doit être traitée avec précaution.

Depuis son démarrage, en janvier 2002, le nombre de notifications immédiates publiées suite à cette activité de recherche active des rumeurs et des informations non-officielles a d'abord augmenté, répondant ainsi à l'objectif premier recherché par la mise en place de cette activité, à savoir contribuer à l'amélioration du Système d'alerte précoce de l'OIE. Puis la demande de vérification aux pays s'est peu à peu stabilisée pour décroître légèrement. Cela témoigne d'une meilleure compréhension des raisons de notification des évènements exceptionnels et d'une meilleure transparence des pays. Elle est également à relier à la diminution des notifications d'influenza aviaire dans le monde et à une situation sanitaire mondiale globalement plus stable chez les animaux que lors du pic de la crise de l'influenza aviaire.


Le graphique suivant illustre les résultats de cette activité à travers l'augmentation du nombre de notifications officielles obtenues  dès le démarrage de l’activité, contribuant ainsi à l'amélioration de la transparence et de la connaissance des événements épidémiologiques exceptionnels ayant cours dans le monde, et donc de la situation sanitaire mondiale. Il montre  de plus qu’à partir de 2008,  le nombre de notifications officielles faisant suite à une vérification de la part de l’OIE a diminué en comparaison avec le nombre de notifications immédiates reçues, indiquant une meilleure notification des pays par eux-mêmes, des événements exceptionnels.


Graphique 1 : Nombre de messages d’alerte publiés



Les activités de recherche active ne se sont pas limitées aux événements exceptionnels, mais ont pris également en considération des informations sur des maladies de la liste de l’OIE ou sur les zoonoses chez les humains qui sont vérifiées à la réception du rapport semestriel ou du rapport annuel en question. Cette diversification de l’activité de recherche active en 2008 était en forte croissance par rapport aux années précédentes. Le graphique suivant illustre la croissance globale des activités de recherche active d’information non-officielle depuis 2002 et sa diversification en 2008 vers la vérification de la notification des informations sanitaires sur des maladies de la liste de l’OIE et qui doivent être notifiés à travers les rapports semestriels et dans les rapports annuels pour les zoonoses chez les humains.

Graphique 2 : Répartition des activités de recherche active et de vérification depuis 2002

 

Initiative conjointe FAO/OIE/OMS : Le GLEWS

 

Afin de renforcer les systèmes d'alerte précoce, l'OIE collabore avec l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l'élaboration d'un Système Mondial d'Alerte et de Réponse Précoce : le GLEWS (d'après sa dénomination anglaise Global Early Warning and Response System). Son premier objectif est le partage des informations sanitaires, en particulier celles résultant de la recherche active. Les informations concernant 25 maladies prioritaires (19 zoonoses, 6 maladies strictement animales) sont diffusées au sein du réseau GLEWS, composé par les trois organisations qui mettent en commun leurs mécanismes de recherche active et leurs réseaux de vérification respectifs, liés à leurs mandats, de l'information identifiée et partagent les résultats obtenus.

Cette collaboration entre ces trois organisations internationales dans le cadre du GLEWS s'étend à l'utilisation d'une plateforme commune destinée à partager les informations non-officielles et les résultats de leurs vérifications et d'outils analytiques permettant de prédire l'apparition et la propagation des maladies, ainsi qu'à coordonner en cas de besoin les réponses des trois organisations lors d'urgences sanitaires.

 

 

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