Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Accueil > Santé animale dans le monde > Informations sur les maladies des animaux terrestres et aquatiques

 

EN BREF

  • La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale sévère affectant les suidés domestiques et sauvages ;
  • Elle engendre des pertes graves pour la production et l'économie ;
  • Cette maladie animale transfrontalière est propagée par les suidés domestiques ou sauvages, vivants ou morts, et par les produits qui en sont issus ; la transmission peut également s’opérer via les aliments pour animaux contaminés et des vecteurs passifs (objets non vivants) tels que les chaussures, les vêtements, les véhicules, les couteaux, les équipements, etc…, en raison de la haute résistance du virus responsable de la PPA dans l’environnement.
  • Il n'existe pas de vaccin contre la PPA (contrairement à la peste porcine classique, aussi appelée « choléra du porc » qui est causée par un tout autre virus) ;
  • Historiquement, des foyers ont été reportés en Afrique et dans des zones d'Europe, d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Plus récemment (depuis 2007), la maladie a fait l'objet de notifications dans de nombreux pays d'Afrique, d'Asie et d'Europe au sein des populations de suidés domestiques et sauvages.

 


Situation mondiale
(2016-2018)

Situation actuelle 
(2018-2019)



Qu'est-ce que la peste porcine africaine ?

La peste porcine africaine (PPA) est une maladie hémorragique virale contagieuse des suidés domestiques et sauvages, causant des pertes graves pour la production et l'économie.

Elle est causée par un grand virus à ADN de la famille des Asfarviridae, qui infecte également des tiques du genre Ornithodoros.

Bien que la peste porcine africaine et la peste porcine classique puissent présenter des signes cliniques similaires, les deux virus ne sont pas apparentés.

La peste porcine africaine est inscrite sur la liste des maladies qui figure dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres publié par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Il s’agit d’une maladie à notification obligatoire auprès de l’OIE.

 

Transmission et propagation

L'épidémiologie de la PPA est complexe et varie en fonction de l'environnement, des systèmes de production de porcs en place, de la présence/absence de tiques vectrices de la maladie, des pratiques humaines, et de la présence/absence de porcs sauvages sur le territoire concerné.

Les modes de transmission incluent :

  • le contact direct avec des porcs domestiques ou sauvages infectés ;
  • le contact indirect, par l'ingestion de produits contaminés (ex : restes alimentaires, aliments pour animaux ou déchets) ;
  • le contact avec des matières contaminées ou des vecteurs biologiques (tiques molles du genre Ornithodoros).

Risque pour la santé publique

La peste porcine africaine ne constitue pas une menace pour la santé humaine.

 

Signes cliniques

Les signes cliniques et la mortalité varient en fonction de la virulence du virus et du type/de l'espèce des porcs infectés :

Les formes aigües de la maladie se caractérisent par les symptômes suivants : forte fièvre, dépression, anorexie, perte d'appétit, hémorragies cutanées (rougeurs de la peau au niveau des oreilles, de l'abdomen et des pattes), avortements chez les truies, cyanoses, vomissements, diarrhées et décès en 6 à 13 jours (parfois 20 jours).  Le taux de mortalité peut aller jusqu'à 100 %.

Les formes subaigües ou chroniques sont causées par des souches de virus à la virulence faible ou modérée, qui donnent lieu à des symptômes moins intenses se manifestant sur des périodes plus longues. Le taux de mortalité de ces formes est moins élevé, bien qu'il puisse aller de 30 à 70 %. Lorsque la maladie est chronique, les symptômes se traduisent par une perte de poids, une fièvre intermittente, des signes respiratoires, des ulcères cutanés chroniques et une arthrite.

La sensibilité à l'infection par le virus de la PPA peut varier selon les types de suidés. Les porcs sauvages africains peuvent être infectés sans présenter les symptômes de l'infection, ce sont des réservoirs naturels de la maladie.

 

Diagnostic

La peste porcine africaine peut être suspectée sur la base des signes cliniques ; elle doit être confirmée par des tests de laboratoire, surtout pour la différencier de la peste porcine classique (PPC). Les recommandations s'appliquant aux tests de laboratoires pour la PPA peuvent être consultées dans le Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres.

 

Prévention et contrôle

Il n'existe actuellement aucun vaccin contre la PPA.

Dans les pays indemnes de la maladie, la prévention dépend de la mise en œuvre de politiques d'importation et de mesures de biosécurité adéquates, garantissant l’absence d’introduction de porcs infectés vivants ou de produits qui en sont issus dans les zones indemnes. La prévention passe également par l’élimination correcte des déchets alimentaires recueillis dans les avions, les bateaux ou les véhicules provenant de pays infectés et la maîtrise de l'importation illégale de porcs vivants ou de produits qui en sont issus en provenance de ces mêmes pays.

En présence de foyers et dans les pays affectés, le contrôle de la PPA peut s'avérer difficile et les mesures doivent être adaptées aux particularités de la situation épidémiologique.

Des mesures sanitaires classiques pourront être mises en œuvre. Celles-ci incluent la détection précoce de la maladie et l'abattage des animaux dans des conditions décentes (avec une élimination correcte des carcasses et des autres déchets), le nettoyage et la désinfection approfondis des installations, le zonage, la compartimentation et le contrôle des déplacements ; la surveillance de la maladie et la réalisation d'une enquête épidémiologique détaillée ; l'application de mesures de biosécurité rigoureuses au sein des exploitations.

Comme cela a pu être observé en Europe ainsi que dans certaines régions d’Asie, la transmission de la PPA semble dépendre, en grande partie, de la densité des populations de sangliers et de leurs interactions avec des systèmes de productions porcins dont le niveau de biosécurité est faible. La bonne connaissance et la bonne gestion des populations de sangliers, ainsi que la bonne coordination entre les Services vétérinaires, le secteur de la faune sauvage et les autorités forestières sont indispensables pour prévenir et contrôler efficacement la maladie.

En fonction de la situation épidémiologique des foyers, le rôle joué par les tiques molles en tant que vecteurs de l’infection devra également être pris en compte dans le cadre des programmes de contrôle.

 

Distribution géographique

La PPA est présente chez les porcs sauvages et/ou domestiques dans les régions d'Asie, d'Europe et d'Afrique.

Pour plus d'informations, veuillez consulter l'interface WAHIS de l'OIE.

Dernière mise à jour: octobre 2018

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