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Solidarité

Paraprofessionnels vétérinaires

Selon les normes internationales de l’OIE, les Services vétérinaires nationaux sont responsables, dans les Pays membres, d’un élément capital, à savoir le système mis en place pour gérer la santé et le bien-être des animaux ainsi que la santé publique vétérinaire. Les Services vétérinaires nationaux doivent avoir la capacité et la durabilité suffisantes pour assurer les services qu’ils délivrent, notamment l'inspection et la certification des animaux et des produits d'origine animale, la gestion de la situation zoosanitaire et du bien-être animal, et le contrôle des maladies à l'interface homme – animaux – environnement. Cette capacité et cette durabilité sont liées à la disponibilité des ressources et à l’intégrité du système de gestion qui couvre les politiques, les procédures, les personnels, la documentation, les procédures d’audit et d’évaluation, les plans de réponse aux alertes sanitaires et aux autres situations critiques.

L’OIE reconnaît le rôle important que les paraprofessionnels vétérinaires peuvent jouer pour soutenir l’efficacité des Services vétérinaires nationaux. Le sixième Plan stratégique de l’OIE couvrant la période 2016 - 2020 s’engage à mieux définir le rôle des paraprofessionnels et des spécialistes non vétérinaires, en s’attachant également à leur formation initiale et continue. Le développement de ce document sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires est un exemple de cet engagement.

Les résultats de multiples missions réalisées dans le cadre du Processus PVS, des discussions menées lors des différentes conférences mondiales de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire et des deux conférences régionales spécifiquement dédiées aux paraprofessionnels vétérinaires, en Afrique et en Asie, ont permis de mieux cerner la situation des paraprofessionnels dans les secteurs public et privé. Il est clair que, dans de nombreux Pays membres, en particulier ceux qui ne disposent pas d’un nombre suffisant de vétérinaires, les paraprofessionnels vétérinaires sont invités à fournir toute une gamme d’activités et de services dans les domaines de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et du diagnostic en laboratoire, leur participation pouvant s’avérer essentielle à la bonne marche des Services vétérinaires nationaux.

Simultanément, force est de constater que les défis sont considérables. La formation des paraprofessionnels vétérinaires est très variable d’une région du monde à l’autre, que ce soit en termes de durée ou de qualité. Les catégories reconnues de paraprofessionnels vétérinaires ne sont pas toujours bien définies et les standards de performance pour les catégories existantes ne sont pas toujours clairs. Ceci est dû au fait que de nombreux Pays membres ne disposent pas d’organisme statutaire vétérinaire dont le mandat inclurait la création de catégories de paraprofessionnels vétérinaires reconnues, définissant leurs prérogatives, leurs activités et les exigences de formation nécessaires pour obtenir une autorisation ou un agrément.

Cette situation se complique encore du fait que les Pays membres peuvent utiliser le même terme ou la même catégorie, comme par exemple « technicien en santé animale », pour définir une fonction variant d’un pays à l’autre, que ce soit en termes de responsabilités, de durée ou de contenu de la formation.

Pour relever ces défis, l’OIE a convoqué un groupe ad hoc sur les paraprofessionnels vétérinaires, groupe constitué d’enseignants, de régulateurs, d’experts et de représentants des associations de paraprofessionnels vétérinaires, chargé d’identifier les compétences souhaitées pour les paraprofessionnels vétérinaires travaillant dans les filières santé animale, santé publique vétérinaire et diagnostic en laboratoire et de préparer des modèles de programmes d’enseignement conçus pour apporter ces compétences à chacune des filières. Compte tenu de l’ampleur du travail à réaliser, le groupe s’est concentré sur le développement des compétences dans le cadre de programmes d’enseignement approuvés et dispensés par des institutions accréditées menant à l’obtention d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade et n’a pas abordé la question des paraprofessionnels vétérinaires formés sur des périodes plus courtes dans un cadre informel ou utilisant des programmes d’enseignement non approuvés.

Ce travail constitue une contribution supplémentaire de l’OIE pour atteindre quelques-uns des objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment les objectifs 4 « Assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous », 5 « Parvenir à l'égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles » et 8 « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ».

Compte tenu du mandat qui lui a été assigné et de la définition des paraprofessionnels vétérinaires figurant dans le Code terrestre, l’OIE a adopté une vision élargie en développant des compétences et des cursus de formation initiale qui s’appliquent à trois filières d’activité des paraprofessionnels vétérinaires, à savoir la santé animale, la santé publique vétérinaire et le diagnostic en laboratoire. Les paraprofessionnels vétérinaires en santé animale regroupent des professionnels qui participent à différents aspects des activités liées au contrôle des maladies sur le terrain. Les paraprofessionnels vétérinaires en santé publique désignent des professionnels qui prennent part aux inspections ante mortem et post mortem, ainsi qu’à d’autres inspections pertinentes dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, et à des investigations sur des maladies potentiellement zoonotiques et à leur contrôle. Les paraprofessionnels vétérinaires travaillant en laboratoire sont des professionnels qui sont impliqués dans la prestation de services de diagnostic en laboratoire.

L’OIE encourage les Délégués nationaux à se familiariser avec ces lignes directrices sur les compétences et à les  mettre en exergue dans les discussions avec les partenaires et les acteurs importants, tels les hauts représentants des établissements de formation des paraprofessionnels vétérinaires, les associations de vétérinaires ou de paraprofessionnels vétérinaires et les Organismes statutaires vétérinaires nationaux.

Le document « Recommandations de l’OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires » est conçu pour identifier la gamme d’activités probable que les PPV peuvent être amenés à effectuer et pour définir les compétences requises afin de garantir que ces activités soient effectuées correctement. Dans ce contexte, il convient de préciser que l’incorporation, dans ce document, du diagnostic et du traitement des maladies du bétail en tant que compétence des PPV n’implique pas d’approuver leur droit à cet exercice, mais qu’il s’agit de leur compétence à le faire lorsqu’ils y sont autorisés. L’octroi de cette prérogative relève de la décision de chaque Pays membre. En ce qui concerne les PPV travaillant sous la responsabilité et la conduite de vétérinaires, l’OIE confirme et soutient cette perspective mais elle reconnaît qu’il revient à l’organisme statutaire vétérinaire de chaque pays de déterminer l’étendue et la nature de cette responsabilité et de cette conduite en fonction des différentes activités que les PPV sont autorisés à effectuer.

Liens vers :

Recommandations de l’OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires

 

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