Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Conférence mondiale OIE/FAO sur la fièvre aphteuse

“Vers une maîtrise mondiale de la maladie”

Asunción, Paraguay 26 juin 2009 – La Conférence mondiale OIE/FAO sur la fièvre aphteuse, qui s'est tenue à Asunción, au Paraguay (24-26 juin) a convenu d’accélérer la mise en œuvre de nouvelles politiques et actions nationales et régionales visant à concrétiser l’objectif de maîtrise de la fièvre aphteuse à l'échelle mondiale.

Plus de 100 pays en développement dans le monde ne sont pas indemnes de fièvre aphteuse, ce qui a des répercussions sur la sécurité alimentaire, du fait de pénuries potentielles en protéines de haute valeur comme le lait et la viande. Les conséquences de la fièvre aphteuse sur la pauvreté dans nombre de pays en développement, ainsi que sur les conditions sanitaires du commerce des animaux et des produits d'origine animale, sont considérables.

« Les pays libres de fièvre aphteuse doivent aider les pays en développement infectés à contrôler la maladie car tout en contribuant à la réduction de la pauvreté ils vont ainsi protéger leur territoire de la réintroduction du virus. Il s’agit là d’une action doublement gagnante » a déclaré le Dr Bernard Vallat, Directeur Général de l'OIE.

De fait, l'OIE et la FAO considèrent cette maladie comme hautement prioritaire, étant donné les conséquences négatives qu’elle peut avoir sur les économies nationales des pays et territoires membres infectés, et aussi par association, du fait de ses répercussions sur le développement et la réduction de la pauvreté. En outre, les pays infectés représentent une menace potentielle permanente de réinfection pour les pays indemnes.

Les participants ont reconnu la nécessité de rendre accessibles, pour lutter contre cette maladie des vaccins de qualité appropriée partout dans le monde, en particulier pour les pays en développement. Ils ont également recommandé de renforcer les efforts de communication et les campagnes de sensibilisation du public, afin que les responsables politiques et les éleveurs s'engagent pleinement, et ont plaidé pour un renforcement continu des services vétérinaires nationaux.

“Les travaux de la Conférence ont été cruciaux, car ils ont mis en évidence la mobilisation de l'ensemble de la communauté vétérinaire internationale aux côtés des autres opérateurs et de grands donateurs de niveau mondial dans le combat contre la fièvre aphteuse. Pour un pays comme le Paraguay, où la lutte contre cette maladie représente un défi économique majeur, il s'agit d'un signal très important”, a affirmé le Dr Hugo Corrales, Président du Servicio Nacional de Calidad y Salud Animal (SENACSA) du Paraguay

Vision globale et feuilles de route régionales

La Conférence a reconnu la nécessité de lancer un programme mondial à long terme avec un engagement politique fort de la part des gouvernements, des organisations internationales et régionales ainsi que de la part de la communauté internationale toute entière. L’éradication imminente de la peste bovine au niveau mondial a été mentionnée par les participants comme un exemple de contrôle mondial de maladies animales majeures et dans ce cadre ils ont souligné que le contrôle de fièvre aphteuse doit être considéré un bien public mondial.

Les participants ont également discuté de l’adoption d’un programme de contrôle progressif et ont soutenu des stratégies régionales, qui proposent un ensemble d'actions à long terme centrées sur la surveillance de la maladie, la vaccination et les méthodes de diagnostic, ciblées sur diverses régions du monde qui hébergent encore différents réservoirs du virus de la maladie. Tandis que les pays du Mercosur en Amérique du Sud, l'Asie du Sud-Est (SEAFMD) et l’Union Européenne appliquent déjà des plans très efficaces de lutte contre la fièvre aphteuse, d'autres zones en Afrique, en Asie et en Europe de l’est doivent encore être prises en compte par un soutien international approprié.

Des programmes seront réalisés pour chaque région, en vue notamment d'améliorer l'accessibilité et la qualité des vaccins et des tests de diagnostic conformes aux normes de qualité de l'OIE ainsi que pour mettre en œuvre les stratégies de surveillance et de lutte contre la maladie.

“En particulier, chacun des grands réservoirs régionaux encore existant du virus de la fièvre aphteuse contient des virus de la maladie qui lui sont spécifiques, ce qui nécessite des stratégies et des vaccins adaptés. Ceci milite en faveur de la mise au point de programmes spécifiques par région ou par sous-région”, a expliqué le Dr Jospeh Domenech, Chef des services vétérinaires de la FAO.

Par ailleurs, la Conférence a conclu que là où seules des stratégies nationales étaient en place, la fièvre aphteuse pouvait être facilement réintroduite via les échanges commerciaux ou les mouvements de population transfrontaliers, ce qui justifie encore davantage une approche globale et régionale pour combattre et éradiquer la maladie à l'échelle mondiale.

Sur la base des travaux de l'OIE en cours pour le renforcement des capacités des services vétérinaires à travers l'Outil d'Evaluation des Performances des Services Vétérinaires (Outil PVS de l'OIE), les experts ont souligné l'importance de la bonne gouvernance vétérinaire et de l'application par les services vétérinaires nationaux des normes de qualité de l'OIE comme condition essentielle pour atteindre les objectifs de maîtrise de la fièvre aphteuse dans le monde .

La Conférence a également noté qu'il fallait accorder une haute priorité à des partenariats public-privé efficaces dans tout programme de lutte contre la fièvre aphteuse.

Plus de 500 participants, parmi lesquels les délégués nationaux de l' OIE , divers opérateurs, les représentants de la FAO et d'autres organisations internationales partenaires, les principaux donateurs dans le monde, ainsi que les organisations non-gouvernementales et les représentants des éleveurs, étaient présents à cette conférence qui a pu analyser :

  • les méthodes actualisées de lutte contre la maladie ;
  • l'état de la recherche sur la fièvre aphteuse ;
  • l'application des méthodologies de surveillance de la maladie ;
  • la situation et le développement des vaccins et des banques de vaccins ;
  • l'utilisation, les contraintes et la disponibilité des méthodes de diagnostic chez les espèces sensibles ;
  • l'état actuel des normes internationales en matière de sécurité sanitaire du commerce.

La Conférence a été organisée grâce à la généreuse contribution du Servicio Nacional de Calidad y Salud Animal (SENACSA) du Paraguay, du Ministério da Agricultura, Pecuária e Abastecimento du Brésil, de la Commission européenne, de l’Espagne et de nombreux autres mécènes.

Informations de référence

La fièvre aphteuse est une maladie grave et très contagieuse qui touche diverses espèces de ruminants et de porcins.

La fièvre aphteuse n'est pas transmissible à l'homme, mais elle peut avoir des conséquences économiques graves, affectant la production animale qui représente un moyen de subsistance crucial pour des centaines de millions d'éleveurs dans le monde.

La fièvre aphteuse est la première maladie pour laquelle l'OIE a établi une liste officielle de pays et de zones indemnes, en utilisant une procédure transparente, scientifique et impartiale pour la reconnaissance du statut des différents pays ou zones au regard de la maladie.

Les catégories de statut des différents pays ou zones au regard de la fièvre aphteuse sont les suivantes :

  • Indemne de fièvre aphteuse sans vaccination
  • Indemne de fièvre aphteuse avec vaccination.

Pour plus d’information :

http://www.oie.int/fr/ressources/FMD_FR_DISEASE_CARD.pdf

http://www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Disease_cards/Q_A-FR.pdf

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