Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'OIE rallie les pays d'Afrique et du Moyen-Orient pour combattre la fièvre de la vallée du Rift

Paris, 19 juin 2007 - Un séminaire de haut niveau a été organisé sur la fièvre de la vallée du Rift par la Représentation régionale pour le Moyen-Orient et la Représentation régionale pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Cette rencontre, qui s'est déroulée du 13 au 15 juin 2007 au Caire (Égypte), a été soutenue par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Bureau interafricain des ressources animales de l'Union africaine (UA-BIRA).

Le séminaire a réuni des pays de la grande corne de l'Afrique, traditionnellement touchés par la maladie, des pays voisins sensibles à l'infection et des États du Moyen-Orient qui importent des millions de têtes de bétail en provenance de cette partie de l'Afrique. Neuf pays africains et huit pays du Moyen-Orient ont été représentés par leur gouvernement.

La fièvre de la vallée du Rift est une maladie virale aiguë qui peut affecter gravement l'homme et les animaux domestiques (caprins, ovins et bovins). La maladie peut être contrôlée par la vaccination des animaux.

Nouvelle certification officielle harmonisée à des fins d'exportation portant sur la santé et la sécurité sanitaire des ruminants et des produits qui en sont issus

Les participants se sont accordés sur une certification régionale harmonisée portant sur la santé et la sécurité sanitaire des ruminants et des produits qui en sont issus, dans le cadre des exportations. Cette mesure aidera les pays à maintenir les échanges commerciaux à un niveau acceptable en cas d'apparition de foyers de fièvre de la vallée du Rift. La certification doit intervenir sous la responsabilité des gouvernements, conformément à l'Accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) et aux normes internationales de l'OIE.

« L'apparition de la fièvre de la vallée du Rift est étroitement liée au changement climatique. La propagation de la maladie par les moustiques est plus probable en cas de fortes précipitations et d'inondations. Les répercussions de cette maladie sur le bétail, avec les restrictions commerciales qui en résultent, représentent un lourd fardeau pour des éleveurs déjà frappés par la pauvreté. Ce système de certification régionale permettra d'apporter une amélioration à plus grande échelle », a déclaré le Docteur Ghazi Yehia, Représentant régional de l'OIE pour le Moyen-Orient.

L'exportation de millions de têtes de bétail depuis l'Afrique vers le Moyen-Orient est essentielle pour la survie de centaines de milliers d'éleveurs africains, mais elle est également importante pour la fourniture de viande fraîche aux populations du Moyen-Orient. Sans l'existence de certificats sanitaires détaillés approuvés par l'OIE pour assurer la sécurité de ces échanges, le commerce serait interrompu et la pauvreté s'accroîtrait considérablement dans plusieurs pays (notamment en Somalie où la guerre civile pourrait encore s'aggraver avec l'arrêt des exportations).

Les pays d'Afrique et du Moyen-Orient ont reconnu que la maladie était plus facile à contrôler dans les pays infectés moyennant le respect des normes, lignes directrices et recommandations de l'OIE portant sur la surveillance, la prévention et le contrôle de la maladie, notamment sur l'utilisation de tests sérologiques et de vaccins appropriés.

Aider les pays à anticiper les foyers futurs et à préparer une riposte adaptée

De son côté, l'OIE envisage de réunir des experts du secteur vétérinaire et de la santé publique pour élaborer des lignes directrices plus détaillées et mieux adaptées à la surveillance des maladies transmises par des insectes, dont la fièvre de la vallée du Rift. Ce groupe d'experts étudiera également les questions liées au changement climatique et au réchauffement global, qui risquent d'avoir un effet sur la propagation des maladies vectorielles dans toutes les régions du monde.

Il a de nouveau été souligné durant ce séminaire que la transparence de la notification des foyers est fondamentale pour qu'un pays et les États voisins puissent apporter des réponses adaptées.

« Il est capital que l'administration vétérinaire et les autorités de santé publique renforcent leur collaboration pour surveiller la maladie et répondre aux foyers. La fièvre de la vallée du Rift est souvent diagnostiquée chez l'homme avant que des signes cliniques n'apparaissent chez les animaux », a expliqué le Docteur Mamadou Samba Sidibe, Représentant régional de l'OIE pour l'Afrique.

Les organisations internationales partenaires telles que la FAO et les donateurs offriront également des services de formation et d'assistance technique, notamment en matière de diagnostic, de vaccination et d'épidémiologie prédictive.

Lors du dernier foyer qui s'est produit début décembre 2006, la fièvre de la vallée du Rift a touché des milliers d'animaux (bovins, ovins, caprins et camélidés), au Kenya, en Tanzanie et en Somalie.

La Tanzanie, le Kenya et la Somalie ont enregistré 1062 cas humains dont 325 morts à ce jour (données de l'Organisation mondiale de la santé).

Rappel sur la fièvre de la vallée du Rift

La fièvre de la vallée du Rift touche principalement les pays de l'Afrique subsaharienne et Madagascar.

De nombreuses espèces de moustiques sont vectrices du virus de la maladie qui apparaît le plus souvent lors des années de précipitations inhabituelles et de multiplication consécutive des populations de moustiques.

L'homme est très sensible au virus de la fièvre de la vallée du Rift et peut être contaminé à la suite de piqûres de moustiques infectés par des animaux malades, ou par le contact avec du sang, d'autres liquides corporels ou des tissus provenant d'animaux infectés. Les personnes qui travaillent dans les abattoirs, les laboratoires ou les hôpitaux sont particulièrement exposées au risque de contamination.

Il n'est pas exclu que la maladie continue de se propager autour du globe en raison du changement climatique et de la mondialisation.

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