Faune sauvage

Santé de la faune sauvage

L’OIE considère que la surveillance des maladies chez les animaux sauvages – y compris les espèces terrestres et aquatiques – est tout aussi importante que celle des animaux domestiques. Les agents pathogènes présents chez les animaux sauvages sont importants pour la santé des animaux domestiques, pour le commerce des animaux et des produits d’origine animale, pour la santé humaine et pour les populations d’animaux sauvages elles-mêmes, qui ont souvent une très grande valeur économique, sociale et culturelle. La surveillance, en particulier à l’interface entre les écosystèmes humains et animaux, est devenue nécessaire en raison de l’interaction croissante entre les espèces et de la menace qu’elle représente pour l’émergence de nouvelles maladies infectieuses.

Le Délégué de l’OIE dans chaque pays Membre nomme un Point Focal National sur la faune sauvage. Ce point de contact soutient le Délégué dans les tâches relatives à la faune sauvage. L’OIE assure également le renforcement des capacités avec des cycles de formation pour les Points Focaux.

De nombreux chapitres du Code sanitaire pour les animaux terrestres et du Code sanitaire pour les animaux aquatiques de l’OIE traitent de la faune sauvage, en partie ou en totalité.

Améliorer la surveillance des maladies de la faune sauvage

La surveillance des maladies des animaux sauvages permet la détection précoce des menaces susceptibles d’avoir un impact sur la santé animale et humaine afin de mettre en œuvre les mesures de lutte appropriées. Pour ce faire il est indispensable de procéder à la notification rapide de toute maladie survenant chez des animaux sauvages ou domestiques. Le Groupe de travail de l’OIE sur la faune sauvage encourage régulièrement les pays à notifier les maladies affectant les animaux sauvages en utilisant la plateforme dédiée du Système mondial d’informations sanitaires de l’OIE (WAHIS–Wild).

La présence dans la faune sauvage de maladies listées par l’OIE a fait l’objet de notifications régulières au fil des ans. En revanche, depuis 2012, le nombre de notifications portant sur les maladies non listées par l’OIE tend à diminuer. Compte tenu de la menace potentielle que ces maladies représentent pour la santé animale et/ou publique, le Groupe de travail vient de reconsidérer les critères de la notification volontaire des maladies non listées par l’OIE.  Cette modification a pour but de faciliter les activités de notification et, à plus long terme, de contribuer à la collecte d’observations et à la production de connaissances sur les nouveaux agents infectieux et non infectieux présents chez les animaux sauvages. En outre, le Groupe a rédigé plus de 20 fiches techniques sur des maladies. Ces fiches contiennent des renseignements clairs et détaillés qui faciliteront la notification par les Membres de ces maladies à l’OIE.

Groupe de travail de l’OIE sur la faune sauvage

Le Groupe de travail de l’OIE sur la faune sauvage a été créé en 1994 pour conseiller l’OIE sur les problèmes sanitaires liés aux animaux sauvages (qu’ils soient sauvages ou en captivité). Le groupe est composé d’experts scientifiques qui sont des experts mondiaux dans leur domaine. Ils préparent des recommandations et supervisent de nombreuses publications scientifiques sur la surveillance et le contrôle des maladies spécifiques les plus importantes de la faune sauvage.

Ressources et lectures complémentaires

  • Cadre de l’OIE pour la santé de la faune sauvage “Protéger la santé de la faune sauvage pour parvenir à une seule santé”.
  • Rapport d’enquête sur la santé de la faune sauvage
  • Déclaration du groupe de travail de l’OIE sur la faune sauvage, avril 2020 : Commerce de la faune sauvage et maladies zoonotiques émergentes (avril 2020)
  • Examen rapide des preuves des maladies émergentes et du commerce de la faune sauvage (février 2021)
  • Protéger “Une seule santé”

Biodiversité

La Convention sur la diversité biologique définit la biodiversité comme la « variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes » (voir http://www.cbd.int/convention/articles/?a=cbd-02).

La variabilité est essentielle pour l’évolution et l’adaptation des organismes vivants, y compris des animaux tant sauvages que domestiques, et constitue un vaste champ de recherche. Ainsi, les recherches menées dans ce domaine permettront de mieux comprendre les écosystèmes et de découvrir diverses molécules avec d’éventuels bénéfices pour l’humanité.

La protection de la biodiversité est donc capitale tant pour les animaux que les êtres humains, en particulier à une époque où la planète doit relever de nombreux défis, dont une population humaine croissante ; la circulation accrue des biens, des animaux et des individus, accompagnée de celle des agents pathogènes et des espèces envahissantes ; et le changement climatique, pour n’en citer que quelques uns.

Forte d’un mandat destiné à améliorer la santé animale, la santé publique vétérinaire et le bien-être animal dans le monde, l’OIE, avec le concours d’autres organisations internationales et de ses Pays Membres, a un rôle clé à jouer dans la sauvegarde de la biodiversité. La protection de la biodiversité est également l’une des plateformes où la collaboration intersectorielle entre la santé animale, humaine et environnementale doit être développée et renforcée dans le cadre des initiatives « Une seule santé ».

Conformément à son mandat et en vue de soutenir la sauvegarde de la biodiversité, l’OIE :

  • élabore des normes reposant sur des fondements scientifiques, qui couvrent la détection, la prévention et le contrôle des maladies, ainsi que des mesures destinées à assurer des échanges commerciaux sûrs, en vue d’harmoniser les politiques en matière de risques sanitaires aux interfaces entre la faune sauvage, les animaux domestiques et l’homme ;
  • soutient et actualise régulièrement les mécanismes de notification des maladies animales par le biais de ses systèmes mondiaux d’information, WAHIS et WAHIS-Wild ;
  • aide les Pays Membres à renforcer leurs Services vétérinaires afin de protéger la santé animale, y compris les aspects ayant trait à la faune sauvage et à la biodiversité en utilisant, au besoin, le processus PVS de l’OIE ;
  • continue à développer et mettre à jour ses stratégies et ses politiques sur la faune sauvage et la biodiversité grâce au travail de la Commission scientifique et de son Groupe de travail sur les maladies des animaux sauvages ainsi qu’au réseau de Laboratoires de référence et Centres collaborateurs de l’OIE

Ressources