Une seule santé

Le concept « Une seule santé » résumait une idée connue depuis plus d’un siècle; que la santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles existent. Nous l’avons envisagée et mise en œuvre comme une approche globale collaborative pour comprendre les risques pour la santé humaine et animale et la santé de l’écosystème dans son ensemble.

«One Health, Une seule santé » à préserver

Le concept «Une seule santé» a été introduit au début des années 2000, synthétisant en quelques mots, une notion connue depuis plus d’un siècle, à savoir que la santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles coexistent.

L’OIE envisage et met en œuvre ce concept comme une approche collaborative globale pour appréhender dans leur ensemble les risques pour la santé humaine, animale – qu’elle concerne les animaux domestiques ou sauvages –  et des écosystèmes.

Elle met à profit non seulement les normes intergouvernementales qu’elle publie et l’information mondiale sur la santé animale qu’elle recueille, mais également son réseau d’experts internationaux et ses programmes de renforcement des Services vétérinaires nationaux. En outre, l’OIE collabore de manière synergique avec plus de 70 autres organisations internationales, notamment celles qui jouent un rôle clé à l’interface homme-animal-écosystèmes.

Animal Human Ecosystem

Des animaux, des hommes et des maladies

Les maladies d’origine animale auxquelles l’homme est sensible telles que l’influenza aviaire, la rage, la fièvre de la vallée du Rift ou encore la brucellose représentent des risques mondiaux de santé publique. D’autres maladies à transmission essentiellement interhumaine circulent chez l’animal ou ont un réservoir animal identifié et peuvent causer de graves crises sanitaires comme l’a récemment démontré l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Ces risques s’accentuent avec la mondialisation, le changement climatique ainsi que les modifications de comportements humains qui offrent de nombreuses opportunités aux pathogènes de coloniser des territoires inhabituels et d’évoluer sous de nouvelles formes.




On estime aujourd’hui que :

60%

des maladies infectiueses humaines existantes sont zoonotiques

75%

(au moins)
des agents pathogènes des maladies infectieuses humaines émergentes (notament Ébola, le VIH et la grippe) sont d’origine animale

5

nouvelles maladies humaines apparaissent chaque année. E d’entre ells sont d’origine animale.

80%

des agents qui on un potential d’utilisation bioterroriste sont des agents zoonotiques


Protéger les animaux pour préserver notre avenir

Le contrôle dès leur source animale, de tous les pathogènes zoonotiques, c’est-à-dire transmissibles de l’animal à l’homme et vice-versa, est la solution la plus efficace et la plus économique pour protéger l’homme. Par conséquent, la protection de la santé publique doit passer par l’élaboration de stratégies mondiales de prévention et de contrôle des pathogènes, coordonnées à l’interface homme-animal-écosystèmes et applicables aux échelles mondiale, régionale et nationale grâce à la mise en place de politiques adaptées.


Garantir des services de santé animale compétents pour un monde plus sûr

Les Services vétérinaires, que ce soit dans leur composante publique ou privée, jouent un rôle essentiel dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de gestion des risques sanitaires. En protégeant la santé et le bien-être animal, ils contribuent à améliorer la santé humaine à proprement parler, ainsi que la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire.

Il leur est donc nécessaire de disposer de moyens appropriés pour prévenir et contrôler les maladies animales de manière efficace, et pouvoir communiquer et travailler en lien étroit avec de nombreux acteurs, afin d’agir de manière concertée.

Pour en savoir plus


Definitions

Documents

OIE Working Groups:

Contrôler les risques sanitaires mondiaux

Dans un contexte de mondialisation croissante des échanges, le contrôle et la gestion des risques sanitaires ne peuvent s’envisager que de façon intersectorielle, selon une approche valorisant la prévention grâce à des systèmes de santé structurés et résilients.


Risques sanitaires mondiaux et enjeux de demain

Les maladies d’origine animale auxquelles l’homme est sensible telles que l’influenza aviaire, la rage, la fièvre de la vallée du Rift ou encore la brucellose représentent des risques mondiaux de santé publique qu’il convient de combattre et de prévenir.

Les pathogènes d’origine animale non transmissibles à l’homme mais ayant un impact négatif sur la production de protéines d’origine animale ne doivent pas négligés, notamment dans les pays en développement. Ils peuvent en effet entraîner des chutes de production et donc une baisse de la disponibilité alimentaire et conduire à de graves problèmes de santé publique, dus aux pénuries et carences occasionnées.

Ces risques s’accentuent avec la mondialisation des échanges, le réchauffement climatique ainsi que la modification des comportements humains qui offrent de nombreuses opportunités aux pathogènes de coloniser de nouveaux territoires et d’évoluer sous de nouvelles formes.

Santé Mondiale

  • 60% des pathogénes causant des maladies humaines proviennent de l’animal domestique o sauvage.
  • 75% des pathogénes humains dits << émergents >> sont d’origine animale.
  • 80% des pathogénes présentant un intérêt pour le bioterrorisme sont zoonotiques.

Sécurité Alimentaire

  • Plus de 70% [1] de protéines animales supplémentaires seront nécessaires pour nourir le monde d’ici 2050..
  • Or, plus de 20% des pertes de production animales dans les monde sont liées aux malavies animales.

Environnment

  • La compréhension des liens entre la biodiversité, les écosystèmes et les maladies infectieuses est indispensable..

Economie

  • Les maladies animales constituent une menace directe pour les revenus de certaines communautés rurales tributaires de l’élevage.
  • Plus de 75% [2] du milliard de personnes dans le monde qui vivent avec moins de 2 dollars par jour dépendent de l’agriculture vivriére et de l’élevage pour leur survie.

[1] FAO, 2011. World Livestock 2011 – Livestock in the food security.
[2] FAO \& OIE, 2015. Global control and eradication of peste des petits ruminants Investing in veterinary systems, food security and poverty alleviation.


Prévenir et contrôler les pathogènes zoonotiques à leur source animale

Les décennies passées nous ont démontré que la prévention des maladies à leur source animale demeure la solution la plus efficace et la plus économique pour protéger l’homme. De nouveaux modèles sont nécessaires pour assurer la détection précoce, la prévention et le contrôle à l’interface homme-animal afin de réduire les menaces persistantes globales dues aux maladies zoonotiques émergentes. Étant donné la complexité de l’émergence de ces maladies et leur propagation dans un monde de plus en plus globalisé, il est essentiel d’identifier des stratégies performantes permettant de les contrôler à leur source afin de réduire leur impact sanitaire potentiellement dévastateur, en prenant en compte les succès du passé et en intégrant de nouvelles méthodes de lutte et de nouveaux partenariats pour réduire les menaces futures.

De par ses activités normatives en termes de santé et de bien-être animal, mais aussi du fait de son mandat visant à la transparence en matière de santé animale mondiale, l’OIE joue un rôle essentiel en termes de prévention et de contrôle des risques sanitaires mondiaux.

Dans ce cadre, la coopération intersectorielle aux niveaux nationale, régionale et mondiale, est un élément fondamental de la réussite des efforts déployés.

À travers ses actions, l’OIE soutient fermement les initiatives visant à élargir les bases scientifiques d’une collaboration intersectorielle bénéfique et à identifier les moyens de rendre opérationnel le concept « Une seule santé » aux niveaux politique et pratique.


Mettre en réseau l’expertise scientifique internationale

L’identification rapide et précise des agents pathogènes responsables de zoonoses est une composante essentielle dans la détection précoce des maladies. C’est pourquoi, les capacités et la crédibilité des laboratoires vétérinaires nationaux jouent un rôle clé dans le contrôle de ces maladies.

L’OIE s’engage depuis de nombreuses années à renforcer les capacités et la mise en réseau mondiale des laboratoires vétérinaires. Elle propose, en outre, à ses Pays membres, la mise à disposition des compétences de plus de 320 centres d’expertise internationaux, ainsi que des programmes de renforcement des capacités des laboratoires nationaux, notamment par le biais de son programme de jumelage entre laboratoires et par la mise en place d’ateliers de formation.

International FAO-OIE-WHO collaboration

Coordinating the many players involved in human, animal and environmental health is vital to meet the health challenges of tomorrow. In this context, three major international organisations, WHO, the OIE and FAO, are working together to prevent and control health risks at the human–animal–ecosystems interface. They are developing global strategies and tools to ensure a consistent, harmonised approach throughout the world, and to better coordinate human, veterinary and environmental health policies at the national and international levels.



FAO-OIE-WHO: a worldwide cross-sectoral strategy for “One Health”

These three organisations have worked together for many years to prevent, detect, control and eliminate health threats to humans, originating – directly or indirectly – from animals.

Putting the “One Health”» vision into practice has been facilitated by a formal alliance between the three organisations. In this context, the FAO, OIE and WHO acknowledge their respective responsibilities in combating diseases which have a severe impact on health and the economy, particularly zoonoses.

The basis of the FAO-OIE-WHO Tripartite Alliance

In 2010, the three Organisations published a Tripartite Concept Note, describing their collaboration and objectives in the prevention and control of health risks at the human–animal–ecosystems interface.

By working together in this way, they can create synergy in their expertise and communications activities on issues of common interest, in order to mobilise their public and private partners, Member Country governments and public opinion.

They meet regularly and their principal activities are aimed at early detection of the emergence of animal and human diseases, so that these can be met with a swift and targeted response to control disease outbreaks and prevent their spread worldwide

Such actions include, for example:

  • developing their capacities for surveillance and rapid response, through the epidemiological data gathered by their respective health surveillance and early warning systems;
  • ensuring consistency across the standard-setting activities of the three organisations (the intergovernmental standards of the OIE, the International Health Regulations [IHR] of the WHO and the international food standards of the Codex Alimentarius);
  • evaluation of and taking measures to manage disease risks;
  • building capacity for the health authorities of their Member Countries.

The 3 priorities of the Tripartite Alliance

Within the framework of their close collaboration and the development of joint strategies to prevent health risks at the human–animal–ecosystems interface, the FAO, OIE and WHO set three priority areas in 2011.

Animal InfluenzaAntimicrobial ResistanceRabies
Influenza portalAntimicrobial resistance portal

Rabies portal

The worldwide spread of the avian influenza H5N1 epidemic at the beginning of the 2000s, with its host of economic and health consequences, intensified the joint work of the FAO, OIE and WHO. Since then, the three organisations regularly exchange follow-up information on the global animal influenza situation


OIE/FAO global network of expertise on animal influenza

Established in 2005, this network of international experts is intended to monitor influenza in humans more effectively, in issues related to the animal–human interface. Since 2009 it has extended its field of action to all animal influenzas and continues to increase its activities.
In particular, OFFLU collaborates with WHO to contribute to the early preparation of human vaccines.

Antibiotics are essential for human health, and animal health and welfare. Over-use and abuse can cause the emergence of bacteria that do not respond to antibiotics, i.e. antibiotic resistance.

This phenomenon limits the effectiveness and availability of antimicrobials and seriously jeopardises effective control of infectious diseases throughout the world.

At the same time, globalisation aids the spread of pathogens, including resistant bacteria, across the planet.

The joint actions of the FAO–OIE–WHO are aimed at:

  • ensuring that antimicrobials maintain their effectiveness
  • promoting their responsible and prudent use
  • ensuring that everyone has access to high-quality medicines

FAO–OIE–WHO factsheet on antimicrobial resistance

Rabies still kills tens of thousands of people every year. However, we have all the methods needed to prevent and eliminate this disease.


Since 2011, the Tripartite Alliance has developed a joint global strategy to control this disease.


Its first priority is good governance of the distribution of resources, both public and private, local, national and international, to carry out preventative actions in animals, particularly vaccination of dogs.


FAO–OIE–WHO factsheet on rabies


Enlarging the Tripartite commitment to face health challenges of the future

In October 2017, the OIE, the FAO and the WHO released their second Tripartite strategic document reaffirming their commitment to provide multi-sectoral, collaborative leadership in addressing health challenges. The scope of their collaboration will be enlarged to more broadly embrace the “One Health” approach recognising that human health, animal health and the environment are interconnected.

The document presents the way forward that the three organisations will follow. While maintaining the momentum achieved for antimicrobial resistance, rabies and zoonotic influenza, the partners decided to enlarge their collaboration with a particular focus on:

  • the reinforcement of national services in human health, animal health and food safety;
  • the strengthening and modernization of early warning and surveillance/monitoring systems;
  • the foresight, preparedness and response to emerging, re-emerging and neglected infectious diseases;
  • the encouragement and the promotion of coordinated research and development to achieve a common understanding of the highest priority zoonotic diseases;
  • the challenge that represents food safety requiring a multi-sector approach in the context of reinforcing food security.

Memorandum of Understanding signed by FAO, OIE and WHO to strengthen their long-standing partnership

On 31 May 2018, the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the World Health Organization (WHO) and the World Organisation for Animal Health (OIE) signed a Memorandum of Understanding (MOU) 

  agreeing to step up joint action to combat health threats associated with interactions between humans, animals and the environment.

This MOU supports the 2010 Tripartite Concept Note describing the collaborative strategy amongst the three organisations as well as the strategic document published in 2017.

Bringing together knowledge, insights and technical capacities in human and animal health and food and agriculture can generate strong synergies, for more robust, effective and cost-efficient solutions to the complex health problems facing the world today.

Joint activities under the MOU will include:

  • Supporting the Interagency Coordination Group on AMR established by the United Nations General Assembly in 2016, as well as the continuing implementation of the Global Action Plan on AMR 

  Engaging with countries to reinforce national and regional human health, animal health and food safety services Improving inter-agency collaboration in foresight analysis, risk assessment, preparedness building and joint responses to emerging, remerging and neglected infectious diseases at the animal-human-ecosystems interface Addressing food safety challenges requiring a multi-sector approach in the context of reinforcing food security. Promoting coordinated research and development to achieve a common understanding of the highest priority zoonotic diseases and the research and development needed to prevent, detect, and control them Developing a Voluntary Code of Conduct to reinforce implementation of international standards on responsible and prudent use of antimicrobials

Renforcer la collaboration intersectorielle à l’échelle nationale

L’OIE envisage et met en œuvre le concept «Une seule santé» comme une approche collaborative globale pour appréhender dans leur ensemble les risques pour la santé humaine, animale et environnementale.

Mais une collaboration de cette nature ne peut se limiter à un plan international : elle doit également reposer sur des dispositifs de gouvernance sanitaire adaptés aux échelles régionale et nationale sur un mode harmonisé et coordonné.



Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l’approche multisectorielle « Une seule santé » 

Chaque jour, nous entendons parler des défis sanitaires à l’interface homme – animal – environnement. Des maladies zoonotiques telles que l’influenza aviaire, la rage, la maladie à virus Ebola, la fièvre de la vallée du Rift continuent d’avoir des conséquences majeures sur la santé des populations, leurs moyens de subsistance et les économies. Un seul secteur ne peut faire face efficacement à ces menaces sanitaires. Une collaboration multidisciplinaire et multisectorielle est nécessaire pour les combattre et réduire leurs effets.

Afin d’aider les pays à adopter une approche « Une seule santé » pour s’attaquer aux maladies zoonotiques, les Organisations de l’Alliance tripartite (FAO, OIE, OMS) ont élaboré conjointement le Guide « Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l’approche multisectorielle « Une seule santé »  ». Ce guide, désigné comme le Guide Tripartite des Zoonoses (GTZ), aborde des sujets suffisamment variés pour être également utilisé en réponse à d’autres menaces sanitaires à l’interface homme – animal – environnement ; par exemple, la sécurité sanitaire des aliments ou la résistance aux antimicrobiens (AMR).

Le GTZ rassemble des principes, des bonnes pratiques et des alternatives ayant pour objectif d’aider les pays à mettre en place une collaboration efficace et durable à l’interface homme – animal – environnement. Vous trouverez également dans ce Guide, des exemples et des enseignements concrets, tirés des expériences des Pays membres.

 

En recourant au GTZ et aux outils opérationnels qui lui sont associés (actuellement en cours d’élaboration), les pays peuvent constituer ou renforcer leurs capacités nationales dans différents domaines :

Les options de suivi et d’évaluation de l’impact des activités ci-dessus sont incluses dans le guide afin de soutenir les initiatives prises par les pays pour améliorer leurs cadres règlementaires, leurs stratégies et politiques de lutte contre les maladies zoonotiques. Par ailleurs, adopter l’approche « Une seule santé » présentée dans le GTZ aide les pays à faire un meilleur usage de ressources limitées et minimise les pertes indirectes pour la société, telles que les conséquences sur les moyens de subsistance des petits producteurs, l’appauvrissement de la nutrition des populations, et les effets des restrictions imposées au commerce et au tourisme.

En travaillant ensemble et de manière collaborative, nous améliorons durablement nos systèmes de santé mondiaux tout en prévenant et les risques sanitaires d’ampleur planétaire.

Consulter le Guide tripartite des zoonoses (GTZ) Un guide tripartite pour la gestion des zoonoses à travers l’approche multisectorielle « Une seule santé », en cliquant ici. Utilisez les outils de communication disponibles ici pour disséminer le GTZ.

Le Guide est disponible en arabechinois et russe.

Renforcement des capacités : des outils opérationnels issus du Guide tripartite pour la gestion des zoonoses

 Évaluation conjointe des risques

L’Outil opérationnel pour l’évaluation conjointe des risques (Outil opérationnel pour l’ECR) aide les pays à mettre en place un processus conjoint et intersectoriel d’évaluation des risques. Il explique comment mener à bien chaque composante du processus, étape par étape. Pour faciliter la mise en œuvre du processus, cet outil opérationnel contient des modèles de documents et de formulaires à l’usage du personnel des administrations en charge de la gestion des zoonoses. Grâce aux recommandations qu’une évaluation conjointe des risques permet de formuler en matière de suivi, de gestion et de communication sur les risques, les décideurs auront les cartes en main pour mettre en œuvre des mesures scientifiquement fondées et harmoniser les messages de communication entre les différents secteurs.

Naviguer à travers le guide tripartite des zoonoses (TZG): une formation pour les défenseurs et les exécutants

Une formation sur mesure a été développée par les organisations Tripartites (OIE, FAO et OMS) pour présenter aux participants le TZG, tout en fournissant des orientations pratiques pour renforcer l’adoption de l’approche « Une seule santé » pour les maladies zoonotiques. En complétant les trois modules de cette formation, les participants pourront :

  • Comprendre l’objectif du TZG
  • Reconnaître les outils qui peuvent être utilisés pour comprendre le contexte national et les priorités de l’approche « Une seule santé »
  • Explorer les capacités techniques abordées dans le TZG
  • Apprendre des expériences des pays sur la mise en œuvre des principes clés du TZG
  • Identifier les outils opérationnels disponibles pour soutenir l’utilisation du TZG au niveau national.
Accédez ici à la formation en ligne (en anglais):


Consolider les systèmes sanitaires nationaux

La promotion du concept « Une seule santé » au niveau national vise à conférer un soutien politique renforcé dans la durée afin d’assurer la prévention coordonnée des maladies à impact majeur sur la santé publique à l’interface homme-animal-écosystèmes.

Il est en effet essentiel de disposer de systèmes de santé humaine et animale organisés et résilients.

Dans ce contexte, l’OIE s’engage à soutenir l’amélioration constante de la performance des Services vétérinaires nationaux (Processus PVS), notamment par le biais de la bonne gouvernance, et encourage leur coopération avec les autres acteurs de la santé publique, en considérant comme un bien public mondial toutes les actions en la matière.

L’OIE propose, en outre, à tous ses Pays membres une évaluation indépendante de la conformité de leurs Services vétérinaires à ses normes de qualité, ainsi que des outils spécifiques pour calculer les investissements et réaliser les réformes législatives et techniques leur permettant de s’y conformer. Le Processus PVS d’amélioration durable des Services vétérinaires a déjà bénéficié à plus de 140 Pays.

Afin que la mise en œuvre de ces actions soit efficace à plus large échelle, elle requiert la coopération de tous les pays puisque les effets de la mondialisation ne cantonnent pas les menaces sanitaires aux frontières d’un pays. Cependant la concertation et la coopération entre santé publique et santé animale font défaut dans nombre d’entre eux. C’est pourquoi de nouvelles démarches, présentées ci-après, ont été développées pour aider les pays à se doter de systèmes sanitaires nationaux efficaces, tant pour la santé humaine que pour la santé animale, bien organisés et fonctionnant selon des principes de bonne gouvernance, permettant de surveiller aussi bien la santé animale que la santé publique.


Vers une coopération renforcée entre les autorités nationales de santé humaine et de santé animale

L’OMS et l’OIE ont élaboré des outils pour aider leurs Pays membres à mettre en œuvre leurs normes respectives et les accompagner dans la définition de stratégies adaptées et coordonnées face aux risques sanitaires nationaux à l’interface homme-animal en :

  • évaluant les capacités des secteurs de santé animale et humaine ;
  • identifiant des écarts dans la mise en œuvre des normes sanitaires.

En se basant sur l’expérience acquise lors de deux ateliers nationaux pilotes impliquant les autorités nationales de santé animale et humaine tenus en Azerbaïdjan et en Thaïlande, un Guide conjoint OMS-OIE destiné aux instances nationales de santé publique et aux autorités nationales de santé animale (représentées par les Services vétérinaires), a été conçu : il expose des méthodes visant à renforcer la bonne gouvernance des systèmes sanitaires dans le monde.

Cadre opérationnel OIE-OMS pour une bonne gouvernance à l’interface homme-animal : articuler les outils de l’OMS et de l’OIE pour l’évaluation des capacités nationales.


Ce guide fournit un aperçu détaillé de tous les outils disponibles dans le contexte du Cadre de suivi du Règlement Sanitaire International (RSI) de l’OMS et du Processus PVS de l’OIE et de leur utilisation afin de créer des passerelles et de répondre aux objectifs de l’approche «Une seule santé».

Toutes ces synergies entre spécialistes de santé animale et de santé humaine appliquées aux niveaux local, national et mondial contribueront sans nul doute à l’amélioration continue et simultanée de la santé publique dans le monde.

Ateliers nationaux RSI/PVS
Règlement Sanitaire International (RSI) et Processus PVS d’évaluation des performances des Services vétérinaires

Depuis la publication du Cadre Opérationnel décrit ci-dessus, l’OIE, conjointement avec l’OMS, continue de développer une approche intersectorielle et propose désormais d’organiser des séminaires nationaux RSI/PVS dans les Pays membres souhaitant renforcer les collaborations entre les secteurs de la santé humaine et animale pour gérer de manière optimale les menaces sanitaires d’ordre prioritaire.

Ces séminaires fournissent aux participants des autorités nationales de nombreuses opportunités pour :

échanger sur les résultats des évaluations des capacités RSI et PVS des pays et identifier des moyens d’utiliser ces conclusions ;
renforcer le dialogue, la coordination et la collaboration entre les secteurs de la santé humaine et animale, pour:définir des domaines stratégiques d’actions conjointes permettant une approche synergique dans la prévention, la détection et le contrôle des maladies ;
faciliter l’identification d’outils possibles, rassemblant les différentes expertises techniques, les données, les bonnes pratiques et les ressources ;
améliorer la compréhension des rôles et mandats respectifs des acteurs des différents secteurs;
développer des outils permettant de faciliter l’institutionnalisation de mécanismes de coordination et de coopération intersectorielle, en termes de financement, alignés sur les priorités et stratégies nationales, grâces aux informations transmises par les organisations internationales.Ateliers nationaux RSI/PVS


Protecting animals, preserving our future

Since the OIE believes that controlling all animal pathogens at their animal source is the most effective and economic way of protecting people, it works every day to promote a collaborative and multi-sectoral approach, centred on the concept of “One Health”.

Being aware of health risks at the human–animal–ecosystems interface is the cornerstone of their prevention and control. The communication tools developed by the OIE are freely accessible and available to everyone for downloading and distribution.


OIE documents

 

Animals, humans and diseases


« One Health » infographic

Scientific and Technical Review, 33(2), «One Health»


Bipartite and Tripartite FAO–OIE–WHO documents

 

 

 

The Tripartite’s Commitment (2017)

The FAO–OIE–WHO Collaboration: a Tripartite Concept Note (2010)



 

 

 

WHO–OIE  Operational   Framework for good  governance at the human-animal interface:  bridging WHO and OIE tools for the assessment  of national capacities

 FAO–OIE–WHO  factsheet on the fight against rabies

 FAO–OIE–WHO  factsheet on the fight against antimicrobial resistance


Videos

WAHIS: Protecting animals, preserving our future
Global Health Security Agenda (GHSA)
Summary of a speech by Dr Bernard Vallat at the White House to national and international policy-makers during the 4th meeting of the GHSA programme, in the presence of the President of the United States of America, Barack Obama, and representatives of the governments of more than 40 countries.

Press releases

  • 19/01/16 World Veterinary Day Award 2016
  • 14/12/15 Adapted and resilient animal health and animal production systems are key to efficiently address the effects of climate change
  • 13/11/15 Protecting the effectiveness of antibiotics: we can all contribute
  • 28/09/15 WHO, OIE, FAO and GARC call to invest in defeating human rabies transmitted by dogs
  • 11/09/15 Global Heath Security Agenda: Moving forward to a safer world
  • 07/08/15 Public health, animal health and security sector must speak with one voice on the need to strengthen health systems
  • 12/05/15 The OIE welcomes the publication of WHO Best Practices for the naming of new infectious diseases
  • 03/04/15 The OIE joins in the celebration of World Health Day 2015
  • 03/10/14 Bridging WHO and OIE tools to better control global health risks at the human–animal interface
  • 29/09/14 The importance of animal health for Global Health Security
  • 24/05/14 The Directors General of FAO, OIE and WHO united to tackle new challenges
  • 06/11/13 WSAVA and OIE call on political leaders for action on rabies
  • 21/10/13 OFFLU and WHO extend their collaboration for pandemic preparedness
  • 09/12/11 Summary details the outcomes of international high-level talks on health risks at the human–animal–ecosystems interface
  • 21/04/10 FAO-OIE-WHO Collaboration Concept Note on health risks at the human-animal interface is available online

Editorials

26 International Experts to kickstart the joint FAO/OIE/UNEP/WHO One Health High Level Expert Panel (OHHLEP)



Recognizing the complex and multidisciplinary issues raised by the interface of human, animal and ecosystem health (“One Health”) that require enhanced coordination and collaboration among sectors and agencies, nationally and internationally, the Food and Agriculture Organization (FAO), the World Organisation for Animal Health (OIE), the United Nations Environment Programme (UNEP) and the World Health Organization (WHO) (the “Partners”) launched on 29 March 2021 a joint call for expression of interest to constitute a One Health High Level Expert Panel (OHHLEP). 

From over 700 applications received, 26 international experts were appointed in May 2021 to serve as members on the One Health High Level Expert Panel (OHHLEP). The Panel is multidisciplinary, with experts who have a range of technical knowledge, skills and experience relevant to One Health.  

The OHHLEP will provide guidance on One Health-related matters that support improved cooperation among governments. It has an advisory role to the Partners and is expected to support their provision of evidence-based scientific and policy advice to address the challenges raised by One Health.  

The areas of focus of the OHHLEP will be subject to regular review by the Partners. Initially, the OHHLEP will focus on:  

  • providing policy relevant scientific assessment on the emergence of health crises arising from the human-animal-ecosystem interface, as well as research gaps; and  
  • guidance on development of a long-term strategic approach to reducing the risk of zoonotic pandemics, with an associated monitoring and early warning framework, and the synergies needed to institutionalise and implement the One Health approach, including in areas that drive pandemic risk.

The OHHLEP’s advice will contribute to enhancing strategic orientations and coordination, and to providing high political visibility on the subject of One Health. 

For further information regarding members of OHHLEP, please visit the WHO website.


OHHLEP


Contact

OIE: [email protected]