Fièvre aphteuse

La fièvre aphteuse est une maladie animale transfrontalière grave (TAD), qui affecte sévèrement la production de bétail et perturbe le commerce régional et international des animaux et de leurs produits. Selon les estimations, cette maladie circule au sein de 77 % du bétail au niveau mondial, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, ainsi que dans une zone restreinte d’Amérique du Sud ; les pays actuellement indemnes demeurent sous la menace constante d’une incursion de la maladie. 75 % des dépenses liées à la prévention et à la lutte contre la fièvre aphteuse ont lieu dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur. L’Afrique et l’Eurasie sont les régions qui enregistrent les dépenses les plus importantes, représentant respectivement 50 % et 33 % des dépenses totales. Le taux de morbidité peut avoisiner 100 % chez les populations bovines sensibles. Depuis 2012, une stratégie mondiale de lutte contre la fièvre aphteuse a été adoptée.

Qu’est-ce que la fièvre aphteuse ?

La fièvre aphteuse est une maladie virale grave du bétail, hautement contagieuse, qui entraîne des répercussions économiques significatives. La maladie touche les bovins et les porcs, ainsi que les ovins, les caprins et d’autres artiodactyles.

Les animaux soumis à des systèmes d’élevage intensifs sont plus sensibles à la maladie que ceux des élevages traditionnels. La maladie est rarement fatale chez les animaux adultes mais la mortalité est souvent élevée chez les jeunes en raison de la survenue d’une myocardite ou par défaut d’allaitement si leur mère est atteinte par la maladie.

La fièvre aphteuse se caractérise par une hyperthermie et provoque des lésions qui ressemblent à des vésicules sur la langue, les lèvres, dans la cavité buccale, sur les trayons et entre les onglons. La maladie est à l’origine de graves pertes de production et bien que la majorité des animaux surmonte la maladie, celle-ci les laisse souvent affaiblis et débilités.

Le micro-organisme responsable de la fièvre aphteuse est un aphtovirus de la famille des Picornaviridés. Il existe sept souches de virus (A, O, C, SAT1, SAT2, SAT3, Asia1), endémiques des troupeaux domestiques dans différentes régions du monde. Chaque souche requiert une souche vaccinale spécifique pour assurer l’immunité d’un animal vacciné.

Les sept sérotypes ont également été détectés au sein de la faune sauvage bien que cette dernière ne joue pas un rôle majeur dans la persistance de la maladie . À ce jour, le seul réservoir confirmé dans la faune sauvage est celui du buffle d’Afrique (Syncerus caffer).

La fièvre aphteuse est une maladie répertoriée dans la Liste des maladies de l’OIE et doit faire l’objet de notifications obligatoires auprès de l’Organisation, selon les modalités du Code sanitaire pour les animaux terrestres.

Il s’agit de la première maladie pour laquelle l’OIE a établi une procédure de reconnaissance officielle de statut sanitaire. Les Pays Membres peuvent également demander à l’OIE la reconnaissance officielle de leurs programmes de contrôle.


Transmission et propagation

Le virus de la fièvre aphteuse est retrouvé dans toutes les excrétions et sécrétions des animaux contaminés. Les animaux infectés expirent notamment de grandes quantités de virus sous forme d’aérosols qui peuvent infecter d’autres animaux par les voies respiratoires ou par voie orale.

Il peut être présent dans le lait et dans la semence jusqu’à 4 jours avant l’apparition des signes cliniques.

La gravité de la fièvre aphteuse est due à la facilité de propagation du virus par les modes suivants :

  • introduction de la maladie dans un troupeau par de nouveaux animaux transportant le virus (dans la salive, le lait, la semence, etc.);
  • utilisation d’enclos, de bâtiments ou de véhicules contaminés pour héberger et transporter des animaux sensibles ;
  • présence de matériels contaminés tels que foin, aliments, eau, lait ou produits biologique ;
  • port de vêtements ou de chaussures contaminés ou utilisation d’équipements contaminés pouvant transporter et transmettre le virus d’un troupeau à l’autre ;
  • distribution à des animaux sensibles de viande, de produits d’origine animale, d’aliments crus ou mal cuits, contaminés par le virus ;
  • dissémination virale par des aérosols transportés par l’air à partir d’une exploitation contaminée.

Les animaux qui ont guéri de l’infection sont parfois porteurs du virus et à l’origine de nouveaux foyers de la maladie.


Risque pour la santé publique

La fièvre aphteuse n’est pas transmissible à l’homme et ne constitue pas un risque pour la santé publique.


Signes cliniques

La gravité des signes cliniques dépendra de la souche virale, de l’importance de l’exposition au virus, de l’âge des animaux, de l’espèce touchée ainsi que de l’immunité de l’animal hôte. Le taux de morbidité peut atteindre 100 % chez les populations sensibles mais la mortalité est habituellement faible chez les animaux adultes (1-5 %) et légèrement plus élevée pour les jeunes veaux, les agneaux et les porcelets (20 % ou plus). La période d’incubation est de 2 à 14 jours.

Les signes cliniques varient de léger ou inapparent à sévère : ils sont plus sévères chez les bovins et les porcins soumis à des systèmes d’élevage intensifs que chez les ovins et les caprins.

Ils se traduisent typiquement par des lésions (vésicules) au niveau du nez, de la langue, des lèvres, de la cavité buccale, dans les espaces interdigités, au-dessus des onglons, sur les trayons et aux points de compression sur la peau. La rupture des vésicules peut provoquer une très forte boiterie chez les animaux qui ont tendance à ne plus vouloir bouger ni manger. Les vésicules guérissent généralement en 7 jours (ou plus), mais des complications telles qu’une contamination bactérienne secondaire des vésicules ouvertes peuvent survenir.

Il existe d’autres symptômes fréquents tels que l’hyperthermie, la dépression, l’hypersalivation, la perte d’appétit et de poids, le retard de croissance et la chute de la production de lait qui peuvent persister après la guérison. Une diminution globale de 80 % affecte la production de lait des animaux chroniquement touchés. L’état de santé des jeunes veaux, agneaux et porcelets peut être compromis par le manque de lait chez les mères infectées.

La mort peut survenir avant l’apparition des vésicules en cas de myocardite multifocale. Une myosite peut également être observée au sein d’autres organes.

Des informations plus complètes sur la maladie figurent dans la fiche technique de l’OIE consacrée à la fièvre aphteuse.


Diagnostic

La maladie peut être suspectée d’après les signes cliniques. Cependant, le virus de la fièvre aphteuse ne se distingue pas cliniquement d’autres maladies vésiculeuses telles que la maladie vésiculeuse du porc, la stomatite vésiculeuse et l’éxanthème vésiculeux.

La confirmation de tout cas suspect de fièvre aphteuse par des épreuves de laboratoire est donc indispensable. La description des tests de laboratoire nécessaires est accessible dans le Manuel terrestre (en anglais) de l’OIE.


Prévention et contrôle

La phase initiale de la Stratégie mondiale de lutte contre la fièvre aphteuse (en anglais) comporte des systèmes de détection et d’alerte précoces ainsi que des mesures de surveillance efficaces prises conformément aux Lignes directrices de l’OIE détaillées dans le Code terrestre. Ce dispositif contribue à surveiller l’apparition et la prévalence des virus aphteux et permet de les caractériser.

La mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la fièvre aphteuse varie d’un pays à l’autre et dépend de la situation épidémiologique de la maladie :

  • Dans les pays où la maladie survient ponctuellement, les foyers sont généralement combattus par la mise en place d’une campagne de vaccination d’urgence, de mesures zoosanitaires rigoureuses et par l’abattage des troupeaux infectés.
  • Dans les pays endémiques, la vaccination est généralement réservée aux animaux de valeur, les vaches laitières et buffles et/ou bien la vaccination en anneau est pratiquée lors foyers de maladie. L’abattage sanitaire des animaux d’élevage sensibles peut être utilisé en complément de la vaccination.

Des mesures de contrôle et de surveillance strictes portant sur les importations et les déplacements transfrontaliers d’animaux permettent de renforcer la protection des pays et des zones indemnes de fièvre aphteuse. Des recommandations applicables au contrôle de la fièvre aphteuse dans le cadre d’échanges commerciaux internationaux sont aussi mentionnées dans le Code terrestre de l’OIE.

Il est essentiel que les éleveurs et les producteurs respectent des pratiques de biosécurité efficaces pour empêcher l’introduction et la propagation du virus.

Mesures recommandées au niveau des exploitations :

  • contrôle des contacts des personnes et des matériels avec les animaux d’élevage
  • contrôle de l’introduction des nouveaux animaux dans les élevages existants ;
  • respect des règles d’hygiène applicables aux enclos, bâtiments, véhicules et équipements ;
  • surveillance et déclaration des cas de maladie ;
  • méthode adaptée d’élimination du fumier et des carcasses.

Les plans d’urgence sanitaire mis en place en cas de foyers identifieront les éléments de la riposte visant à l’éradication, à savoir :

  • abattage dans des conditions décentes de tous les animaux contacts infectés, guéris et sensibles à la fièvre aphteuse ;
  • élimination correcte des animaux morts et de tous les produits d’origine animale ;
  • surveillance et traçabilité des animaux d’élevage potentiellement infectés ou exposés
  • mesures strictes de quarantaine et de contrôle des déplacements des animaux d’élevage, des équipements et des véhicules ;
  • désinfection rigoureuse des bâtiments et de tout le matériel contaminé (instruments, voitures, vêtements, etc.)

Recours à la vaccination

En fonction de la situation virale et afin d’en limiter l’impact, les stratégies de vaccination peuvent reposer sur une couverture vaccinale massive ou viser des sous-populations animales ou zones spécifiques. Les programmes de vaccination appliqués au sein d’une population cible devraient répondre à plusieurs critères essentiels, notamment :

  • couverture vaccinale d’au moins 80 % de la population ;
  • réalisation complète des campagnes dans la période de temps la plus courte possible ;
  • planification de la vaccination devant permettre l’interférence de l’immunité maternelle ;
  • administration des vaccins selon la posologie prévue et par des voies d’administration adaptées;

Les vaccins doivent aussi satisfaire les normes de l’OIE en matière de puissance et de sécurité sanitaire, et la ou les souches présentes dans le vaccin doivent posséder les mêmes caractéristiques antigéniques que les souches en circulation sur le terrain.

Il est fortement recommandé d’utiliser à des vaccins à virus inactivé qui n’ont pas la capacité de se reproduire une fois dans l’organisme des animaux vaccinés, contrairement aux vaccins à virus vivants auxquels il ne convient pas de recourir en raison du risque de réversion vers la virulence qu’ils représentent.

La vaccination demeure l’un des éléments constitutifs d’une stratégie de lutte efficace contre la fièvre aphteuse. La décision de recourir à la vaccination incombe à chaque état.

Pour plus d’informations sur la vaccination contre le virus de la fièvre aphteuse, consulter la FAQ associée.


Distribution géographique

La fièvre aphteuse est endémique dans certaines parties de l’Asie et la majeure partie de l’Afrique et du Moyen-Orient. La majorité des pays d’Amérique latine ont appliqué des mesures de zonage et sont reconnus comme étant indemnes de fièvre aphteuse avec ou sans vaccination.

L’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Indonésie, l’Amérique centrale, l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale sont actuellement indemnes de fièvre aphteuse. Cependant, celle-ci est une maladie transfrontalière qui peut survenir de manière ponctuelle dans des zones habituellement indemnes.


Statut indemne

La fièvre aphteuse est la première maladie pour laquelle l’OIE a établi une liste officielle de pays, de zones et de compartiments indemnes par le biais d’une procédure transparente, scientifique et impartiale.

Statuts existants au regard de la fièvre aphteuse :

  • indemne de fièvre aphteuse sans vaccination (pays ou zone) ;
  • indemne de fièvre aphteuse avec vaccination (pays ou zone).

Les Pays Membres peuvent également demander à l’OIE une reconnaissance officielle de leurs programmes de contrôle.

Les informations détaillées concernant l’attribution, la confirmation, la suspension ou le recouvrement du statut officiel de la fièvre aphteuse et du programme officiel validé de contrôle de la fièvre aphteuse sont accessibles ici, y compris les Procédures officielles normalisées.


Activités mondiales et régionales

Mondiales
Afrique
Asie et Pacifique
Moyen-Orient

Références

Dernière mise à jour : XX/08/2018

Conformément aux procédures et mesures de reconnaissance officielle du statut sanitaire, cette page contient la Liste des Membres de l’OIE reconnus officiellement indemnes de fièvre aphteuse par l’OIE, suite à l’adoption d’une résolution y afférente par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE (Assemblée) à l’occasion de la Session générale qui se tient tous les ans au mois de mai.

Tout Membre souhaitant que l’OIE reconnaisse officiellement son statut indemne de fièvre aphteuse doit soumettre le questionnaire, présenté au chapitre 1.6. du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE (Code terrestre), et satisfaire à toutes les dispositions prévues par le Code terrestre au regard de la fièvre aphteuse. La Commission scientifique pour les maladies animales de l’OIE (Commission scientifique) est chargée d’évaluer, pour le compte de l’Assemblée, la conformité des dossiers des Membres à l’égard des normes de l’OIE. Lors de l’évaluation, la Commission scientifique s’appuie également sur les recommandations formulées par un Groupe ad hoc spécifique composé d’experts internationaux spécialisés dans le contrôle de la maladie.  

Le statut sanitaire peut être suspendu suite à l’apparition d’un foyer de la maladie ou si la Commission scientifique note que les conditions requises aux termes du Code terrestre ne sont plus respectées. Toutefois, un Membre peut, sur décision de la Commission scientifique, recouvrer son statut s’il a soumis un dossier répondant à toutes les exigences requises pour recouvrer son statut sanitaire officiel, conformément aux dispositions prévues par les chapitres concernés du Code terrestre. Les suspensions et les recouvrements de statuts sanitaires sont annoncés par le Directeur général de l’OIE, après concertation avec la Commission scientifique, et leur liste est mise à jour jusqu’à l’adoption d’une nouvelle résolution par l’Assemblée en mai.

Les Membres officiellement reconnus indemnes de la maladie par l’OIE doivent soumettre tous les ans un formulaire de reconfirmation, à la fin du mois de novembre.


Carte du statut officiel de la fièvre aphteuse


Liste des Membres indemnes de fièvre aphteuse

Conformément à la Résolution No. 7 (Procédure Adaptée, juin 2020)

Indemne de fièvre aphteuse sans vaccination

Membres reconnus indemnes de fièvre aphteuse sans vaccination, conformément aux dispositions duChapitre 8.8. du Code terrestre, Edition 2019 :

AlbanieFinlande (4)Norvège
AllemagneFrance (5)Nouvelle-Calédonie
AustralieGrèceNouvelle-Zélande
AutricheGuatemalaPanama
BélarusGuyanaPays-Bas
BelgiqueHaïtiPérou
BelizeHondurasPhilippines
Bosnie-HerzégovineHongriePologne
BruneiIndonésiePortugal (6)
BulgarieIrlandeRoumanie
CanadaIslandeRoyaume-Uni (7)
ChiliItalieSaint-Marin
ChypreJaponSerbie (8)
Costa RicaLesothoSingapour
CroatieLettonieSlovaquie
CubaLituanieSlovénie
Danemark (1)LuxembourgSuède
Dominicaine (Rép.)Macédoine du Nord (Rep. de)Suisse
El SalvadorMadagascarSuriname
Espagne (2)MalteTchèque (Rép.)
EstonieMexiqueUkraine
EswatiniMonténégroVanuatu
Etats-Unis d’Amérique (3)Nicaragua 
(1) Y compris les Îles Féroé et le Groenland.
(2) Y compris les Îles Baléares et les Îles Canaries.
(3) Y compris, Guam, les Îles Mariannes du Nord, les Îles Vierges des États-Unis, Porto Rico et les Samoa américaines.
(4) Y compris les Îles d’Åland.
(5) Y compris la Guadeloupe, la Guyane française, la Martinique, la Réunion et Saint Pierre et Miquelon.
(6) Y compris les Açores et Madère.
(7) Y compris Guernesey (dont Aurigny et Sercq), l’Île de Man, Jersey et les Îles Falkland (Malvinas). (La souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas) fait l’objet d’un différend entre le Gouvernement de l’Argentine et le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (voir résolution 2065 (XX) de l’Assemblée Générale des Nations Unies)).
(8) À l’exclusion du Kosovo qui est administré par les Nations Unies.

Indemne de fièvre aphteuse avec vaccination

Membres reconnus indemnes de fièvre aphteuse avec vaccination, conformément aux dispositions du Chapitre 8.8. du Code terrestre, Edition 2019 :

Paraguay, Uruguay


Zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination n’est pas pratiquée

Membres comportant une zone indemne(9) de fièvre aphteuse où la vaccination n’est pas pratiquée, conformément aux dispositions du Chapitre 8.8. du Code terrestre, Edition 2019 :

Argentine 
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de l’Argentine dans un document adressé au Directeur général en janvier 2007;

+ la zone de pâturage d’été dans la province de San Juan, telle que désignée par le Délégué de l’Argentine dans un document adressé au Directeur général en avril 2011 ;

+ la Patagonie Norte A, telle que désignée par le Délégué de l’Argentine dans un document adressé au Directeur général en octobre 2013 ;
Bolivie
Carte
+ une zone située dans la macro-région de l’Altiplano désignée par le Délégué de la Bolivie dans des documents adressés au Directeur général en novembre 2011 ;

+ une zone constituée du Département de Pando, telle que désignée par le Délégué de la Bolivie dans un document adressé à la Directrice générale en août 2018 ;
Botswana 
Carte
+ quatre zones désignées par le Délégué du Botswana dans des documents adressés au Directeur général en août et novembre 2014, comme suit :

– une zone constituée des Zones 3c (Dukwi), 4b, 5, 6a, 8, 9, 10, 11, 12 et 13 ;
– une zone constituée de la Zone 3c (Maitengwe) ;
– une zone couvrant la Zone 4a ;
– une zone couvrant la Zone 6b ;

+ une zone couvrant la Zone 3b, telle que désignée par le Délégué du Botswana dans un document adressé à la Directrice générale en août 2016 ;

+ une zone couvrant la Zone 7, telle que désignée par le Délégué du Botswana dans un document adressé à la Directrice générale en août 2018 ;
Brésil 
Carte
+ l’État de Santa Catarina désigné par le Délégué du Brésil dans un document adressé au Directeur général en février 2007 ;
Colombie
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de la Colombie dans les documents adressés au Directeur général en novembre 1995 et en avril 1996 (zone I – région nord-ouest du département de Chocó);

+ une zone désignée par le Délégué de la Colombie dans les documents adressés au Directeur général en janvier 2008 (archipel de San Andrés et Providencia);
Equateur
Carte
+ une zone couvrant le territoire insulaire des Galapagos, désignée par le Délégué de l’Equateur dans un document adressé au Directeur général en août 2014 ;
Kazakhstan
Carte
+ cinq zones désignées par le Délégué du Kazakhstan dans un document adressé à la Directrice générale en août 2018 et réparties comme suit :

– Zone 1 composée des oblys du Kazahstan-Occidental, d’Atyraw, de Manguistaou et de la partie sud-ouest de l’oblys d’Aktöbe,
– Zone 2 comprenant la partie nord-est de l’oblys d’Aktöbe, la partie sud de l’oblys de Kostanaï et la partie ouest de l’oblys de Karaganda,
– Zone 3 comprenant la partie centrale et la partie nord de l’oblys de Kostanaï, les parties ouest des oblys du Kazakhstan–Septentrional et d’Aqmola,
– Zone 4 comprenant la partie centrale et la partie est du Kazakhstan–Septentrional et les parties nord des oblys d’Aqmola et de Pavlodar,
– Zone 5 comprenant la partie centrale et la partie est de l’oblys de Karaganda et les parties sud des oblys d’Aqmola et de Pavlodar ;
Malaisie
Carte
+ une zone couvrant les provinces de Sabah et Sarawak désignée par le Délégué de la Malaisie dans un document adressé au Directeur général en décembre 2003;
Moldavie
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de la Moldavie dans un document adressé au Directeur général en juillet 2008;
Namibie 
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de la Namibie dans un document adressé au Directeur général en février 1997;
Russie 
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de la Russie dans des documents adressés au Directeur général en août 2015 et mars 2016;
Taipei chinois
Carte
+ une zone couvrant les régions de Taiwan, Penghu et Matsu telle que désignée par le Délégué du Taipei chinois dans un document adressé à la Directrice générale de l’OIE en septembre 2019 ;
(9) Toute demande d’information complémentaire sur la délimitation des zones des Membres reconnues indemnes de fièvre aphteuse doit être adressée à la Directrice générale de l’OIE.

Zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée

Membres comportant une ou plusieurs zones indemnes(10) de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée, conformément aux dispositions du Chapitre 8.8. du Code terrestre, Edition 2019  :

Argentine
Carte
+ deux zones distinctes désignées par le Délégué de l’Argentine dans des documents adressés au Directeur général en mars 2007 et octobre 2013, ainsi qu’en août 2010 et février 2014 ;
Bolivie
Carte
+ une zone couvrant les régions de Chaco, Valles et de parties d’Amazonas et d’Altiplano désignée par le Délégué de la Bolivie dans des documents adressés au Directeur général en octobre 2013, en février 2014 et en août 2018 ;
Brésil
Carte
+ une zone couvrant le territoire de l’État de Rio Grande do Sul (document adressé en septembre 1997) ;

+ une zone constituée de deux zones fusionnées désignées par le délégué du Brésil dans des documents adressés à la Directrice générale en août 2010, septembre 2017 et septembre 2019, couvrant les États d’Acre, Alagoas, Amapá, Amazonas, Bahia, Ceará, Espíritu Santo, Goiás, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Maranhão, Minas Gerais, Pará, Paraíba, Paraná, Pernambuco, Piauí, Rio de Janeiro, Rio Grande do Norte, Rondônia, Roraima, São Paulo, Sergipe, Tocantins et Distrito Federal ; 
Colombie
Carte
+ quatre zones de la Colombie désignées par la Déléguée de la Colombie dans les documents adressés à la Directrice générale en septembre 2019 comme suit :

– Zone I (frontière nord) comprenant les départements de La Guajira, de Cesar et une partie du département de Norte de Santander ;
– Zone II (frontière orientale) comprenant des parties des départements d’Arauca, de Vichada et de Boyacá ;
– Zone III (commerce) comprenant les départements d’Atlántico, de Córdoba, de Magdalena, de Sucre et des parties des départements d’Antioquia, de Bolívar et de Chocó ;
– Zone IV (reste du pays) constituée des départements d’Amazonas, Caldas, Caquetá, Cauca, Casanare, Cundinamarca, Guainía, Guaviare, Huila, Meta, Nariño, Quindío, Putumayo, Risaralda, Santander, Tolima, Valle del Cauca, Vaupés et d’une partie d’Antioquia, de Bolívar, de Boyacá, et de Chocó ;
Equateur
Carte
+ une zone couvrant la partie continentale de l’Equateur désignée par le Délégué de l’Equateur dans un document adressé au Directeur général en août 2014 ;
Kazakhstan
Carte
+ cinq zones désignées par le Délégué du Kazakhstan dans des documents adressés à la Directrice générale en août 2016, comme suit :

– une zone constituée de la région d’Almaty ;
– une zone constituée de la région orientale du Kazakhstan ;
– une zone comprenant une partie de la région de Kyzylorda, la partie nord de la région du sud du Kazakhstan, la partie nord et centrale de la région de Zhambyl ;
– une zone comprenant la partie sud de la région de Kyzylorda et le sud-ouest de la région du Kazakhstan du Sud ;
– une zone comprenant la partie sud-est de la région du Kazakhstan du Sud et la partie sud de la région du Zhambyl ;
Taipei chinois
Carte
+ une zone constituée du Comté de Kinmen telle que désignée par le Délégué du Taipei Chinois dans un document adressé à la Directrice générale de l’OIE en septembre 2017 ;
Turquie
Carte
+ une zone désignée par le Délégué de la Turquie dans un document adressé au Directeur général en novembre 2009.
(10) Toute demande d’information complémentaire sur la délimitation des zones des Membres reconnues indemnes de fièvre aphteuse doit être adressée à la Directrice générale de l’OIE.

Liste des Membres ayant un programme officiel validé de contrôle de la fièvre aphteuse

Conformément à la Résolution N° 8 (Procédure Adaptée, mai 2020)

Programme officiel validé de contrôle de la fièvre aphteuse

Membres dont le programme officiel de contrôle de la fièvre aphteuse a été validé, conformément aux dispositions du Chapitre 8.8. du Code Terrestre (Edition 2019):    

Chine (Rép. pop. de)MarocNamibie
IndeMongolieThaïlande
Kirghizistan

Perte/recouvrement du statut

Recouvrement du statut de « zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée »
Colombie

À la suite d’une notification immédiate reçue du Délégué de la Colombie auprès de l’OIE concernant un foyer de fièvre aphteuse à Cesar, le statut de “ zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée ” de la Colombie, tel que reconnu par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE en vertu de la résolution n° 22 de mai 2018 (statut indemne de fièvre aphteuse avec zone de confinement), a été suspendu avec effet au 10 août 2018.
Le Délégué de la Colombie a soumis à la Directrice générale de l’OIE un dossier demandant le recouvrement de son statut de “ zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée ” conformément aux dispositions pertinentes du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE (Code terrestre). La Commission scientifique pour les maladies animales, a examiné les informations fournies par le Délégué de la Colombie et conformément à la Résolution n°. 15 de la 83e Session générale ” Procédures à suivre par les Pays Membres pour la reconnaissance ou le maintien de leur statut officiel au regard de certaines maladies animales ou au regard du risque d’encéphalopathie spongiforme bovine et de la validation de programmes nationaux officiels de contrôle “, la Commission scientifique a conclu que cette zone de la Colombie satisfait aux exigences de l’article 8.8.7. du Code terrestre et recouvre son statut antérieur de ” zone indemne de fièvre aphteuse où la vaccination est pratiquée ” (selon la Résolution n° 22 de mai 2017 adoptée par l’Assemblée mondiale des Délégués) à compter du 5 février 2020.