Organisation Mondiale de la Santé Animale

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22e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique

20-24 février 2017
Swakopmund, Namibie

La Conférence régionale encourage les pays Africains et les communautés régionales à s'engager dans l'éradication mondiale de la peste des petits ruminants (PPR).


© OIE/ P. Bastiaensen

Swakopmund, le 27 février 2017 – La Commission régionale pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui compte 54 Pays membres, a tenu sa 22e conférence à Swakopmund, en Namibie, du 20 au 24 février 2017.

S.E. le Ministre de l’agriculture, de l’eau et des forêts, Mr John Mutorwa, le Gouverneur de la région d’Erongo, Mr Cleophas Mutjavikua et les représentants de plusieurs autorités locales et régionales ont honoré la conférence par leur présence à la Cérémonie d’ouverture, au cours de laquelle ils ont adressé leurs messages de bienvenue aux participants.

La Dre Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE, a remercié la Namibie pour son accueil. Elle a également félicité le pays hôte et ses voisins de la région de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour leurs réussites liées à l'application des normes de l'OIE. Sept des quinze pays de la région de la SADC ont en effet obtenu le statut officiel indemne au niveau national ou zonal pour une ou plusieurs maladies animales et sont ainsi parvenus à accéder à des marchés internationaux pour des produits d'origine animale.

«Avec plus de 50 % des ressources financières du Fonds mondial de l'OIE allouées à des programmes en Afrique, comme par exemple, l'assistance fournie par l'Allemagne à l'élimination de la rage en Namibie, l'OIE est fortement engagée à vos côtés. À son tour, votre engagement envers l'OIE est pour nous et pour les donateurs, le témoignage que vous appréciez notre travail», a réaffirmé la Dre Éloit au cours de son discours.

L’événement a rassemblé les Délégués nationaux et /ou les représentants des Délégués de nombreux Pays membres de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, le Président de l’OIE et Délégué de l’Afrique du Sud, le Dr Botlhe Michael Modisane, ainsi que plusieurs représentants de haut niveau du Siège de l’OIE et de ses Représentations régionale et sous-régionales pour l’Afrique. Des membres des organisations régionales et internationales impliquées dans des actions de santé publique vétérinaire et de santé animale dans la région, et de nombreux observateurs et experts étaient également présents. .

Cette Conférence a été l’occasion d’échanger autour de questions propres à la région. Ainsi, les présentations plénières sur la nécessité des interactions entre acteurs institutionnels, les séances de groupes et les tables rondes ont amorcé une dynamique forte pour ce rendez-vous institutionnel majeur.

Le Dr Komlan Daniel Batawui, Délégué OIE du Togo et actuel président de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, a souligné le rôle important que joue le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Union africaine (UA-BIRA), au travers, par exemple, d’une plate-forme pour parvenir à une position commune des pays africains lors de la Session générale annuelle de l'OIE.

La première journée s’est achevée par une session de posters, qui a permis d’introduire les thèmes de cette conférence et d’initier les échanges entre les participants.

Les participants ont aussi eu accès à des informations détaillées, des analyses et un exposé des tendances concernant les maladies les plus préoccupantes en Afrique, à savoir la rage, l’anthrax, la fièvre aphteuse, l’influenza aviaire hautement pathogène, le syndrome ulcératif épizootique, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR). Ces données ont été collectées par le Système Mondial d’Information Zoosanitaire (WAHIS) de l’OIE. La PPR a été plus longuement abordée dans d’autres parties de cette Conférence, notamment à travers les deux thèmes techniques qui ont été successivement discutés :

Le pastoralisme : opportunités pour l’élevage et défis pour les Services vétérinaires

Fondé sur des traditions séculaires et sur la mobilité des animaux et des humains, le pastoralisme demeure une activité socio-économique fondamentale en Afrique en termes de création et de répartition des revenus dans le monde rural. En effet, cette pratique concernerait plus de 62 millions d’individus et plus de 424 millions de bêtes, bovins, ovins, caprins et camélidés confondus.

Malgré l’application de mesures de soutien par les gouvernements dans la plupart des grands pays d’élevage, ce système fait néanmoins face à de graves menaces, dont une situation sanitaire précaire.

Par conséquent, un effort extrêmement important doit être fait pour renforcer l’action des Services vétérinaires envers les systèmes d’élevage pastoraux notamment pour l’application de programmes de contrôle des principales maladies animales, telles que la PPR.

Le Dr Modisane a souligné la pertinence d’aborder le pastoralisme, dans un contexte de prestation des Services vétérinaires et de gestion de l'environnement dans un proche avenir. En tant que Président de l'OIE, il a promis «d’être à l’écoute de tous et de s'engager auprès de [vous] tous pour mieux comprendre les défis que cette région doit relever en ce qui concerne les questions relatives aux Services vétérinaires et en particulier le contrôle des maladies animales».

Déploiement de la stratégie mondiale pour le contrôle et l’éradication de la PPR en Afrique

La PPR a été signalée pour la première fois en Côte d’Ivoire en 1942 et est présente depuis de nombreuses années dans toute l’Afrique, sauf dans quelques régions du sud du continent. Cette maladie transfrontalière virulente et hautement contagieuse, qui affecte les ovins et les caprins, a de fortes répercussions sur la sécurité alimentaire, fragilisant la survie des petits exploitants et limitant les opportunités du secteur de la production animalière ainsi que le développement de pays pour lesquels l’élevage des petits ruminants est un secteur important. Elle est l’une des maladies prioritaires mentionnées dans le Plan-cadre mondial pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontalières (GF-TADs) et une Stratégie mondiale OIE/FAO pour son éradication a été adoptée en 2015.

Cette stratégie comprend à la fois une approche horizontale des problématiques de santé animale qui se concentre sur le renforcement des Services vétérinaires, et une approche verticale axée sur le double objectif de l’éradication progressif de la PPR et de la diminution de la prévalence d’autres maladies prioritaires affectant les petits ruminants.

Sa première phase de mise en œuvre a déjà débuté en Afrique, à travers la préparation de réunions régionales portant sur la feuille de route pour l’éradication de la PPR dans les cinq régions définies par la stratégie. Ces rendez-vous contribueront à déterminer une vision régionale commune, fondée sur l’échange, la collaboration et la coordination, afin d’assurer un suivi et d’harmoniser les actions planifiées au niveau de chaque pays.

Plusieurs questions essentielles concernant les Pays membres de la région ont aussi été soumises à la réflexion des participants, en particulier sur les thématiques suivantes :

  • Le Processus PVS de l’OIE en vue de réfléchir aux évolutions possibles;
  • Le projet pilote de contrôle de la rage en Namibie ;
  • L’épizootie de fièvre aphteuse en Afrique du Nord en 2014-2015 : un exemple de coopération régionale ;
  • La stratégie de l’OIE sur l’antibiorésistance : contribution de l’Afrique ;
  • Le réchauffement climatique et les maladies vectorielles émergentes : l’exemple de l’infection par le virus de la vallée du Rift en Afrique de l’Ouest et à Madagascar.

De plus, une table ronde où sont intervenues plusieurs organisations internationales et régionales, a été organisée pour traiter des problématiques du commerce international d’animaux et des produits d’origine animale et du moyen de mobiliser toutes les parties concernées.

Les débats ont été constructifs et les recommandations adoptées pendant la conférence seront soumises au vote de l’Assemblée mondiale de l’OIE en mai 2017.

La conférence a été aimablement accueillie par le gouvernement namibien.


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