Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Approfondir les connaissances sur l’économie de la santé animale pour optimiser la gestion des menaces sanitaires

La problématique de l’impact économique des maladies animales suscite un intérêt croissant, s’expliquant en partie par l’ampleur des pertes occasionnées par certaines maladies. La fièvre aphteuse, l’influenza aviaire hautement pathogène et la peste porcine classique sont quelques exemples de maladies ayant montré des conséquences économiques délétères aussi bien pour la productivité, que pour les échanges commerciaux internationaux. Pour optimiser l’efficacité des Services vétérinaires dans la gestion de menaces sanitaires et mieux prioriser l’allocation des ressources destinées à améliorer la santé et le bien-être des animaux, il convient de disposer de données précises aussi bien sur les pertes de production que sur les coûts de la prévention et du contrôle des maladies animales.

Paris, le 23 mai 2016 – Axé sur l’impact financier des foyers de maladies animales, le premier thème technique de la 84e Session générale de l’OIE a été présenté ce matin par le Pr Jonathan Rushton, du Royal Veterinary College de Londres, sur la base de l’analyse d’un questionnaire transmis aux 180 Pays membres de l’OIE.

La présente analyse visait à étudier les coûts générés par le fonctionnement des Services vétérinaires nationaux et par les programmes de contrôle des maladies animales, à estimer les pertes de productions induites par les maladies transfrontalières enzootiques dans les pays, l’impact des maladies sur les échanges commerciaux et l’économie au sens large et d’évaluer les besoins en matière de formation vétérinaire sur l’impact économique et commercial des maladies animales.

Ces informations, sont en effet précieuses pour appuyer les décisions de santé animale et mieux orienter et justifier l’allocation des ressources visant à optimiser l’efficacité des Services vétérinaires ainsi que les programmes de lutte contre les maladies animales.


©  OIE/J. Anguita

Dans son ensemble, l’enquête a révélé le grand intérêt que suscitent pour les Pays membres les applications de l’économie à la santé animale, grâce aux données fournies par près de 120 des 180 Pays membres de l’OIE. Cependant, elle a également mis en évidence :

  • le manque d’informations de qualité disponibles sur les pertes économiques directes et indirectes occasionnées par les maladies animales.
  • les disparités mondiales en termes de ressources disponibles pour la santé animale et l’accès limité dans de nombreuses régions du monde à des personnes formées spécifiquement à la gestion des maladies animales.

À l’issue de cette l’analyse, plusieurs solutions concrètes ont été proposées, dans le but de fournir à la profession vétérinaire des clés pour une meilleure allocation des ressources et une meilleure priorisation des activités de gestion des maladies animales. Parmi les recommandations figurent :

  • l’amélioration de l’enseignement de l’économie de la santé animale dans les programmes de formation vétérinaire initiale, postdoctorale et continue ;
  • la mise en œuvre d’un projet pilote destiné à évaluer le coût des maladies animales, à l’aide de données sur les pertes de production animale, les coûts des opérations de contrôle et l’impact économique des maladies animales, en particulier sur les échanges commerciaux internationaux;
  • la conduite d’un programme visant à recueillir des données régulières sur les investissements nécessaires au fonctionnement des Services vétérinaires, y compris pour l’enseignement de la médecine vétérinaire, la recherche et les infrastructures.

L’importance d’investir dans les systèmes nationaux de notification des maladies animales et dans la mise à jour de la plate-forme WAHIS, en tant qu’outil essentiel d’information sanitaire mondiale et de soutien des analyses économiques a également été soulignée.

Afin de mettre en application ces recommandations, une Résolution sera proposée pour adoption par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE ce vendredi, pour entériner les conclusions apportées par ce thème technique.

Suivez toute la semaine de la Session générale :  #OIE84SG


Complément d’information pour la presse:


Contact:
media@oie.int

CONFÉRENCE DE PRESSE

Mardi 24 mai, de 13h15 à 14h30

En présence de :

  • Dr Botlhe Michael Modisane, Président de l’OIE
  • Dr Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE
  • Dr Brian Evans, Directeur général adjoint de l’OIE
  • Pr Jonathan Rushton et Dr Jean-Pierre Orand, rapporteurs des thèmes techniques présentés au cours de la Session générale


ACCRÉDITATION OBLIGATOIRE :

Merci d’avance de retourner ce formulaire à media@oie.int

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