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Recommandations de la 4e Conférence mondiale de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire : Apprendre aujourd’hui pour garantir l’excellence de la profession vétérinaire

Après trois jours d’échanges fructueux, les 350 participants à la 4e Conférence mondiale de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire, venus de plus de 90 pays, ont approuvé une série de recommandations dans le but d’aller plus loin dans l’amélioration mondiale de l’enseignement vétérinaire. Cette Conférence a exploré les pistes permettant d’assurer l’excellence de la profession vétérinaire, en encourageant l’harmonisation de son enseignement. En effet, renforcer l’enseignement vétérinaire constitue la base d’une progression durable des Services vétérinaires, dont la performance est déterminante pour faire face aux changements sociétaux, économiques et environnementaux auxquels sont confrontés la profession et la société.

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Les recommandations approuvées par les participants à la Conférence seront présentées pour adoption aux 180 Pays Membres de l’OIE lors de la 85e Assemblée générale en mai 2017.


Paris, le 26 juillet 2016 – Relever les défis sanitaires d’aujourd’hui et de demain se révèle d’une importance capitale pour réduire non seulement les menaces liées à l’émergence de nouvelles maladies animales ou la réapparition des maladies existantes, mais également pour atténuer les multiples conséquences sociales et économiques qui leur sont associées. Cette question doit être abordée dans le contexte d’une évolution constante du climat, des systèmes de production, de la démographie et des exigences sociétales dans les domaines de la sécurité alimentaire et sanitaire, de la santé publique vétérinaire et du bien-être animal. À cet égard, la société attend de la profession vétérinaire qu’elle soit capable de faire face à de nombreux défis.

La performance des Services vétérinaires dépend de multiples facteurs :  une formation adaptée, une expertise et une pratique professionnelle scientifiquement justes sont les conditions préalables incontournables de l’existence d’une profession vétérinaire compétente, incarnée par les composantes publiques et privées des Services vétérinaires. Ceux-ci jouent un rôle essentiel dans le maintien de systèmes nationaux de santé animale capables de surveiller, détecter précocement, signaler, mais aussi de réagir rapidement en présence de toute épidémie animale d’origine naturelle, accidentelle ou intentionnelle.

Réunis pour trois jours d’échanges en juin 2016 à Bangkok, les Délégués nationaux de l’OIE, ainsi que des représentants gouvernementaux nationaux, des doyens des établissements d’enseignement vétérinaires (EEV), des représentants d’organismes statutaires vétérinaires, des organisations des secteurs public et privé de niveau national et international, des experts, des représentants des institutions en charge de l’accréditation des EEV et des organisations para-professionnelles vétérinaires, ont approuvé plusieurs recommandations destinées à relever les défis mentionnés ci-dessus.

Bâtir sur les réussites du passé

Les précédentes Conférences mondiales de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire avaient traité de la nécessité d’améliorer la qualité et d’harmoniser l’enseignement vétérinaire dans le monde, ce qui avait mené à la création d’un cursus de formation initiale ciblant les Compétences minimales attendues des jeunes diplômés en médecine vétérinaire de tous les pays. De plus, elles avaient mis en avant le rôle crucial des organismes statutaires vétérinaires dans la promotion d’un enseignement vétérinaire de meilleure qualité et de la règlementation applicable aux praticiens et aux para-professionnels vétérinaires. Elles avaient également encouragé l’OIE à développer le concept de jumelage dans l’enseignement vétérinaire et au niveau des organismes statutaires vétérinaires.

Cependant, au plan mondial, de grandes disparités demeurent entre les établissements d’enseignement vétérinaire (EEV) concernant la mise en œuvre des Lignes directrices et Recommandations de l’OIE. L’OIE a en conséquence réaffirmé son engagement à accompagner les Pays Membres dans le perfectionnement durable et de long terme de la profession vétérinaire, en particulier par l’intermédiaire des différentes phases du processus PVS.

 

Diversifier les savoirs dans l’enseignement vétérinaire

Intégrer de nouveaux savoir-faire dans les cursus, c’est-à-dire introduire des compétences complémentaires ne relevant pas obligatoirement de la science vétérinaire (économie, compétences d’encadrement, communication), sera primordial pour répondre aux nombreuses attentes sociétales et communiquer efficacement avec les parties prenantes (propriétaires d’animaux, industriels, décideurs politiques et grand public).

Mettre en œuvre des méthodes pédagogiques innovantes

Encourager les EEV à expérimenter et évaluer des méthodes pédagogiques innovantes est nécessaire pour permettre un accès plus large à la formation initiale et continue.

Mieux prendre en compte les para-professionnels vétérinaires

Cette Conférence mondiale a aussi passé en revue les actions à entreprendre pour harmoniser et multiplier les possibilités de formation à destination des para-professionnels vétérinaires travaillant sous la responsabilité et la supervision des praticiens. Dans de nombreux pays où le nombre de vétérinaires est restreint, leur contribution est extrêmement précieuse. Par conséquent, la Conférence a souligné la nécessité de déterminer pour eux des compétences minimales et d’élaborer des Lignes directrices relatives à un cursus de formation initiale. Cette question sera à l’ordre du jour de l’OIE dans les prochains mois.

Dans le but d’atteindre ces objectifs, il est fondamental que les autorités vétérinaires, les organismes statutaires vétérinaires, et les établissements d’enseignement vétérinaire collaborent encore plus étroitement.

« La profession vétérinaire peut contribuer grandement à un monde plus sain, c’est pourquoi notre monde a besoin d’une profession vétérinaire en bonne santé. En travaillant main dans la main, les autorités vétérinaires, les organismes statutaires vétérinaires et les établissements d’enseignement vétérinaire doivent porter à la connaissance de la société la grande valeur de la profession vétérinaire », a conclu le Dr Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE.

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