Organisation Mondiale de la Santé Animale

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La Directrice générale de l’OIE a présenté ses vœux 2017 à la presse

À l’issue de sa première année de mandat en tant que Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la Dre Monique Eloit a exposé, hier matin, les avancées des travaux de l’Organisation dans le cadre de son sixième Plan stratégique, établi pour la période 2016-2020, et a annoncé les temps forts qui jalonneront l’année 2017.


À gauche: Dr Monique Éloit, Directrice générale de l'OIE - À droite: Dr Neo Joel Mapitse, Adjoint au Chef de Service d'Information et d'Analyse de la Santé Animale Mondiale.
©OIE/P.Pinet

Paris, le 12 janvier 2017 – Un an après sa prise de fonctions en tant que Directrice générale, la Dre Monique Eloit a réaffirmé l’engagement de l’Organisation pour une meilleure gouvernance de la santé et du bien-être animal dans le monde, socles de la prospérité économique, ainsi que du bien-être social et environnemental des populations humaines.

Au cours de sa présentation, elle a fait le point sur les progrès effectués dans la mise en œuvre du sixième Plan stratégique, et a expliqué les changements organisationnels opérés au sein de l’Organisation, afin d’en assurer son succès.

Elle a en outre rappelé les trois axes stratégiques qui continueront de guider les travaux de l’OIE pour

  • Améliorer la santé et le bien-être des animaux, par une gestion adaptée des risques à l’interface homme-animal-environnement ;
  • Renforcer la confiance grâce à la transparence et à la bonne communication sur la situation zoosanitaire mondiale et sur les normes de l’OIE portant sur la sécurité sanitaire des échanges internationaux ;
  • Soutenir et consolider les capacités et la pérennité des Services vétérinaires nationaux.

Dans ce contexte, des avancées notables ont pu être observées au cours de l’année passée.

De nouvelles stratégies mondiales pour améliorer la santé et le bien-être des animaux

Dans le cadre de ses travaux pour lutter contre l’antibiorésistance, l’OIE a publié sa stratégie mondiale sur la résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente. Fruit d’un travail de longues années sur le sujet, d’un engagement des 180 Pays membres de l’OIE à travers différentes résolutions internationales, cette stratégie contribuera à préserver l’efficacité des agents antimicrobiens. Elle s’inscrit en outre au sein d’une action mondiale menée en coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Temps fort de l’année de 2016, les trois organisations, ont pour la première fois fait entendre conjointement leurs voix lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, pour obtenir l’engagement des pays à déployer le Plan d’action mondial contre l’antibiorésistance sur leurs territoires respectifs.
L’OIE a également été mandatée par ses Pays membres pour établir une base de données mondiale visant à suivre l’utilisation des agents antimicrobiens chez les animaux. Les résultats de la première année de collecte ont récemment été publiés.

La mise en œuvre de la stratégie OIE/FAO de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) a été amorcée, grâce au lancement du programme mondial d’éradication de la PPR, qui couvre les cinq premières années de cette stratégie visant à éradiquer la maladie d’ici 2030.

Enfin, l’OIE a élaboré un projet de stratégie mondiale en faveur du bien-être animal, qui permettra de construire : « Un monde où le bien-être des animaux est respecté, promu et renforcé, parallèlement à une amélioration croissante de la santé animale, du bien-être de l'homme, du développement socio-économique et de la durabilité environnementale ». Approuvée par l’ensemble des participants à la conférence mondiale sur le sujet en décembre dernier, cette stratégie sera proposée pour adoption par les 180 Pays membres de l’OIE lors de la prochaine Assemblée mondiale 21-26 mai 2017).

Optimiser l’accès à l’information zoosanitaire mondiale pour une meilleure transparence

Différentes actions contribuant à promouvoir et valoriser le travail effectué par le réseau mondial de l’OIE ont été initiées, au profit d’une meilleure information des Pays membres et des partenaires.

Le Système Mondial d’Information Zoosanitaire (WAHIS) est entré dans une phase de modernisation, afin d’améliorer la qualité et la diffusion de l’information sanitaire. Désormais disponible à travers une application mobile, les futures améliorations de WAHIS lui permettront de mieux s’adapter à l’évolution des normes de l’OIE, d’augmenter les performances d’utilisation et d’analyse des données et de faciliter la navigation pour l’utilisateur. Le système offrira en outre, une interopérabilité avec d’autres systèmes d’information, régionaux, notamment, d’ici quelques années.

Dans ce même objectif de transparence, l’OIE modernise et diversifie ses canaux de communication, afin de faciliter l’accès à l’information par tous. Elle a notamment rénové son site internet en 2016, intensifié sa présence sur les réseaux sociaux et publié de nouveaux portails web sur certaines maladies et certains sujets transversaux, tels que l’influenza aviaire ou le concept « Une seule santé ».

Renforcer les capacités des Services vétérinaires et la durabilité de leurs activités

L’implication de l’OIE tant dans les programmes globaux que dans le soutien aux Pays membres par la déclinaison des différentes étapes du processus d’évaluation des Services vétérinaires nationaux (Processus PVS) constitue aujourd’hui un pilier essentiel du mandat de l’Organisation. Afin de continuer l’adaptation permanente de ce dispositif aux besoins des Services vétérinaires demandeurs de cet appui, un Think Tank sera organisé en 2017. Il analysera les succès comme les faiblesses identifiés par les Pays bénéficiaires afin de faire évoluer l’outil avec les nouveaux besoins.

Par ailleurs, l’OIE a poursuivi sa dynamique d’appui aux Pays membres pour soutenir la mise en œuvre de ses stratégies mondiales, par exemple grâce à la fourniture de millions de doses de vaccins via ses Banques de vaccins.

Enfin, les objectifs affichés par le plan de travail en cours, ne pourront être remplis que grâce à une profession vétérinaire performante. Garantir la formation des vétérinaires reste pour cela une priorité pour l’OIE qui a organisé, en juin dernier, une conférence mondiale sur l’éducation vétérinaire visant à encourager son harmonisation à l’échelle mondiale. Cette conférence a aussi permis de souligner le rôle important des para-professionnels vétérinaires pour lesquels l’OIE s’engage à proposer des lignes directrices pour leur formation.

Le prochain grand rendez-vous, la Session générale de l’OIE, réunira à Paris les Délégués des 180 Pays membres, du 21 au 26 mai 2017.

Cliquez sur l’image pour visualiser la présentation de la Dre Eloit (en anglais) :

 
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