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Journée mondiale de la vie sauvage – Protéger la santé des animaux, des humains et la biodiversité

La Journée mondiale de la vie sauvage 2017 est l’occasion de rappeler l’importance du suivi, de la prévention et du contrôle des maladies de la faune sauvage afin de protéger la biodiversité, la santé publique et la santé animale dans le monde.

 
©OIE/F.Diaz

Paris, le 3 mars 2017 — Dans le cadre de son mandat global qui vise à améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde entier, l’OIE est activement engagée dans la surveillance et la protection de la faune sauvage et de la biodiversité depuis les années 1980.

Les animaux sauvages sont les sentinelles de la santé mondiale. Ils sont à la fois les cibles et un réservoir de maladies capables d’infecter les animaux domestiques et les humains : ils peuvent les transmettre, mais aussi en être victimes. Il est donc  primordial d’améliorer la connaissance des maladies  présentes dans la faune sauvage et les façons dont elles peuvent se transmettre aux animaux domestiques et aux humains (et inversement de ces derniers aux animaux sauvages), afin de concevoir des mesures de contrôle adéquates.

Cependant, la détection et le contrôle des maladies affectant la faune sauvage présentent de nombreux défis. Les symptômes et signes ne sont souvent pas aussi visibles que chez les animaux domestiques, et les prélèvements sur des animaux sauvages sont plus difficiles à réaliser et à analyser en laboratoires. Par ailleurs, nombre de ces derniers sont migrateurs et ne sont pas concernés par les frontières juridictionnelles, ce qui rend leur localisation et leur surveillance extrêmement compliquées.

Les relations entre animaux domestiques et animaux sauvages peuvent devenir très étroites. Les maladies peuvent facilement se transmettre entre eux et l’impact d’une maladie sur la faune sauvage peut aussi se répercuter sur l’environnement.

C’est le cas des derniers foyers de Peste des petits ruminants (PPR), en Mongolie, quand près de 900 antilopes saïga ont été retrouvées mortes dans la province de Khovd, située à l’ouest du pays. Des échantillons prélevés sur les carcasses des animaux se sont révélés positifs à la Peste des petits ruminants (PPR), une maladie qui tue jusqu’à 90 pour cent des animaux infectés. Les animaux sauvages sont considérés comme potentiellement vulnérables, mais n’avaient jamais été victimes d’un foyer aussi important pour cette maladie. Peu de cas d’infection par la PPR ont été documentés pour des espèces de chèvres sauvages mais aucun pour cette espèce d’antilopes. Les enquêtes en cours qui doivent déterminer la cause possible de ces décès donnent à penser que la contamination trouverait son origine chez les animaux domestiques avec lesquels les antilopes partagent des zones de pâturages. Par ailleurs, cette situation souligne également, la présence de la PPR chez les animaux sauvages et le risque que ceux-ci représentent en tant que source d’infection pour les animaux d’élevage. Les chercheurs ont aussi émis l’hypothèse que la diminution des pâtures disponibles pour les animaux sauvages, liée à la pression de l’élevage dans des environnements fragiles, pourrait avoir contribué à la vulnérabilité des antilopes saïga à la PPR. Pour plus d’information, lire : Une peste mortelle touchant de rares antilopes mongoles suscite de vives inquiétudes

Autre bon exemple du lien fort entre la santé de la faune sauvage, celle des animaux domestiques et celle des humains : la tuberculose bovine (TB). Cette infection touchant la faune sauvage est devenue une préoccupation majeure dans des pays comme le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et la France. Des éléments prouvant la contamination d’animaux sauvages tels que le sanglier, l’opossum à queue en brosse ou le blaireau par des bovins ont déclenché une série d’études afin de déterminer si ces animaux étaient simplement des victimes isolées de l’infection ou si elles avaient pu localement contribuer à la circulation de celle-ci et contaminer à nouveau le bétail. En Afrique, à la fin du mois de novembre 2016, la TB avait déjà été documentée pour plus de 16 espèces, engendrant un impact potentiel important pour la biodiversité. En Asie du Sud et du Sud-Est, la tuberculose bovine s’est transmise aux éléphants de travail par contact avec les humains. Par conséquent, au sein de systèmes où les espèces sauvages cohabitent, ou lorsque la faune sauvage et les humains sont en étroits contacts, la tuberculose peut potentiellement avoir un impact sur la biodiversité.

Face à la nécessité d’une meilleure connaissance des maladies aussi bien des animaux sauvages que des animaux domestiques, l’OIE intègre actuellement des informations permettant d’identifier les espèces sauvages d’importance épidémiologique dans chacun des chapitres spécifiques aux maladies figurant dans ses Normes internationales. De plus, une liste de maladies importantes pour les animaux sauvages a été élaborée, et il est demandé aux Délégués des Pays membres de l’OIE d’en faire un signalement à la fin de chaque année.

Pour ce faire, le réseau d’information de l’OIE, qui comprend les points focaux sur la faune sauvage des 180 Pays membres ainsi que des Centres de références de l’OIE, est renforcé par son Groupe de travail international sur la faune sauvage, composé de scientifiques spécialisés dans ce domaine. Le Groupe passe en revue l’apparition des maladies affectant la faune sauvage—en liberté, en élevage, ou en captivité, — qui peuvent avoir un impact significatif sur ces populations elles-mêmes, ainsi que sur les animaux domestiques, dont la volaille, de même que sur la santé publique. Points forts du groupe de travail sur la faune sauvage en 2016.

Pour plus d'information  sur la faune suavage :

 

 

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