Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Accueil > Santé animale dans le monde > Informations sur les maladies des animaux terrestres et aquatiques

EN BREF

  • Isolé pour la première fois chez des lapins de laboratoire en Uruguay en 1898, le virus a été identifié en 1927 comme étant un poxvirus.
  • Introduit en Australie en 1950 dans le but de réduire la population des lapins, cette dernière est passée de 600 millions à 100 millions en deux ans. Depuis, par le jeu de la sélection naturelle d’animaux de plus en plus résistants, le taux de mortalité est inférieur à 50% et les effectifs de la population lapine en Australie sont remontés à 200 millions.
  • Le virus a été délibérément introduit en France en 1952 par un bactériologiste qui souhaitait réduire la population de lapins qui colonisaient sa propriété. Il s’est rapidement propagé dans toute l’Europe continentale et au Royaume uni. Les populations de lapins sauvages ont été réduites de 90 à 95 % au cours des années qui ont suivi l’introduction du virus.

 

Qu'est-ce que la myxomatose ?

La myxomatose est une maladie importante du lapin due au virus myxomateux appartenant à la famille des Poxviridae. Chez son hôte d’origine, en Amérique du Sud, le virus provoque une maladie très bénigne, mais chez certaines espèces de lapins et de lièvres, en particulier les lapins européens, il induit une maladie grave associée à une mortalité élevée.

Le terme “myxome” provient du grec muxa qui signifie mucus et désigne une tumeur du tissu conjonctif qui baigne généralement dans du mucus. La maladie se caractérise par la présence de tumeurs au niveau de la face et des membres des animaux atteints.

La myxomatose est l’une des deux maladies des lagomorphes (famille de mammifères qui comprend les lapins, les lièvres et les pikas) inscrites au Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE. Les Pays et Territoires Membres sont tenus de notifier l’apparition de foyers de la maladie conformément aux dispositions du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE.

 

Transmission et propagation

Ce sont essentiellement les puces et les moustiques qui ingèrent le virus lorsqu’ils piquent des animaux infectés et transmettent ensuite la maladie à d’autres animaux sensibles qui sont à l’origine de la propagation de la maladie. La transmission peut aussi se faire directement entre animaux ou par contact avec des objets contaminés.

 

Risque pour la santé publique

Le virus n’affecte que les lapins et ne constitue aucun risque pour la santé publique.

 

Signes cliniques

La maladie produit des nodules cutanés, lésion caractéristique des infections par poxviridae. Ces nodules apparaissent dans la zone infectée, puis survient un gonflement péri-oculaire («  big head disease ») (mégalocéphalie) et autour des organes génitaux et des lésions cutanées secondaires se développent. On peut constater parallèlement une immunosuppression sévère qui prédispose à une surinfection bactérienne, d’où la fréquence des signes de pneumonie.

Avec la progression de la maladie, l’animal souffre d’abattement et en présence des souches les plus pathogènes du virus myomateux le décès survient souvent par pneumonie, généralement entre le huitième et le quinzième jour.

Une forme respiratoire de la maladie sans lésions cutanées a également été signalée.

A l’époque de son introduction en Australie en vue de limiter la population de lapins, le taux de mortalité de la maladie atteignait 90%, mais la sélection naturelle a épargné les animaux les plus résistants et le taux de mortalité est actuellement inférieur à 50%.

 

Diagnostic

Le diagnostic est confirmé par l’isolement du virus ou par des méthodes sérologiques. L’isolement du virus est généralement effectué par mise en culture du virus sur des lignées cellulaires adaptées. Les tests sérologiques permettent de détecter les anticorps dirigés contre le virus au moyen de méthodes immunologiques tel que décrit dans le Manuel des tests de diagnostic et des vaccins de l’OIE.

 

Prévention et contrôle

Étant donné que le virus myxomateux est propagé par les insectes, la protection contre les moustiques est une mesure de contrôle importante pour les lapins domestiques. Quand l’infection se produit, il est nécessaire d’isoler les animaux infectés afin d’empêcher la maladie de se propager à d’autres animaux sensibles.

Il existe un vaccin efficace. Les lignes directrices pour la production du vaccin sont présentées dans le Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres de l’OIE.

Le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE inclut les lignes directrices relatives au commerce des lapins et des produits qui en sont dérivés afin d’éviter la propagation des maladies de ces animaux.

 

Distribution géographique

Le virus est originaire d’Amérique du Sud où il infecte les lapins sauvages. Il a été isolé pour la première fois en Uruguay en 1898. Depuis, il est identifié dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux États-Unis.

Le virus a été délibérément introduit en France en 1952 et s’est rapidement propagé dans toute l’Europe continentale et au Royaume uni. La myxomatose a également été introduite en Australie en 1950 pour lutter contre la prolifération des lapins, espèce non indigène, dont la forte prolifération menaçait les mammifères autochtones.

La maladie n’a jamais été signalée en Asie, en Afrique australe ni en Nouvelle-Zélande.

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